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Bagarre rangée entre établissements suite à des transferts massifs
*Plusieurs élèves blessés et deux salles détruites
Une violente altercation impliquant des élèves, etdes enseignants des Instituts Mpuilayi et Kaya a éclaté le 1er octobre dans la chefferie de Kalambayi, en territoire de Ngandajika, dans la province de Lomami. Le bilan provisoire de cette bagarre rangée fait état de plusieurs élèves blessés et de la destruction de deux salles de classe, illustrant une grave crise de l’autorité et une dérive inacceptable au sein du milieu éducatif.
Selon les informations recueillies hier jeudi 2 octobre auprès de la société civile locale, l’escalade de violence trouve son origine dans une décision administrative qui a engendré une forte rivalité inter-établissements. Le conflit remonte au 29 septembre, suite au départ volontaire d’un grand nombre d’élèves de l’Institut Mpuilayi vers l’Institut Kaya.
Ce mouvement de masse est directement lié à l’affectation d’un nouveau préfet à la tête de l’Institut Kaya par la sous-division de la province éducationnelle Lomami 2. Ce changement de direction a manifestement attiré nombre d'élèves d’un établissement vers l’autre.
Le transfert massif a provoqué une forte baisse des effectifs de l’Institut Mpuilayi, déclenchant la colère de sa direction qui y voit un préjudice financier. C’est cette colère qui a dégénéré en violentes bagarres physiques entre élèves et enseignants.
LE RÔLE CONTROVERSÉ DES DIRECTIONS ET L’ESCALADE DE LA VIOLENCE
Les témoignages recueillis sur place mettent en cause la direction de l’un des établissements dans l’incitation à la violence. Ce qui est particulièrement préoccupant pour l’éthique éducative.
Il est rapporté que le préfet de l’Institut Mpuilayi aurait directement poussé un groupe d’élèves à jeter des projectiles sur les bâtiments de l’Institut Kaya. Cet acte, au cas où il s'avérait vérifié, signifie que l’autorité pédagogique a non seulement encouragé, mais organisé l’agression contre un autre établissement, transformant une simple querelle administrative en un affrontement physique impliquant des destructions matérielles et des blessures.
TENSION PERSISTANTE ET INQUIÉTUDE SÉCURITAIRE
L’Administrateur du territoire de Ngandajika a confirmé ces faits et a précisé qu’un mouvement de contestation persiste contre l’affectation du nouveau préfet, soulignant que la crise est loin d’être résolue.
L’autorité territoriale déplore que la situation demeure tendue et s’inquiète de l’absence inquiétante des forces de l’ordre dans la zone. Ce vide sécuritaire fait craindre de nouvelles violences et une escalade incontrôlée du conflit, qui touche directement la jeunesse et le tissu social de la chefferie de Kalambayi.
Face à cette dérive, la société civile locale lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales pour une intervention rapide. L’objectif immédiat est de restaurer le calme, de sécuriser les lieux, de garantir la protection des élèves et du personnel éducatif, et de mener une enquête approfondie pour sanctionner les auteurs de ces actes, particulièrement ceux au sein de l’encadrement pédagogique qui ont failli à leur devoir d’exemplarité.
Félix MULUMBA KALEMBA