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Bac de Luozi : un de deux moteurs neufs enfin installé
L’un des deux moteurs du bac de Luozi est enfin installé depuis le lundi 4 décembre. Cette mise en place intervient deux semaines après leur arrivée de deux moteurs à Luozi, alors qu’ils ont été réceptionnés à Matadi il y a plus d’un mois, apprend-t-on d’une source locale.
Bien que les forces vives de Luozi aient fait beaucoup de bruits pour réclamer un nouveau bac-moteur de grand tonnage, il a plu aux autorités nationales de résoudre à moitié le sempiternel problème de cet engin flottant.
Ce navire assure, en effet, les traversées des personnes et des véhicules entre les territoires de Songololo (rive gauche du fleuve Congo) et de Luozi (rive droite), au niveau du beach de Kimbemba et de la cité de Luozi, province du Kongo Central.
En lieu et place d’un nouveau bac tel que souhaité par la population de Luozi, seuls deux moteurs neufs étaient finalement arrivés, mais difficilement achetés.
Les deux moteurs étaient effectivement neufs, atteste la source, bien qu’ils sont de marque différente aux deux anciens tombés en panne.
D’après un agent de l’Office des routes/Matadi faisant partie de l’équipe, c’est le lundi 4 décembre que le premier moteur a été posé. Quant à l’installation du second, elle pourrait prendre fin avant la fin de la semaine, rassure notre source.
L’un des anciens moteurs retirés du bac-moteur a déjà été ramené à Kinshasa. Tandis que le second sera aussitôt mis dans le bac de Mpioka, gardé à Luozi depuis plusieurs années, afin de servir d’engin de secours en cas de nécessité. Il en est ainsi, car le bac de Mpioka n’est plus opérationnel. Il a été ramené à Luozi depuis que la route de Mbanza-Ngungu-Mpioka n’est plus utilisée.
Bien que pourvu de deux nouveaux moteurs, ce vieux bac est loin d’assurer convenablement le trafic entre les deux rives. D’une capacité de 35 tonnes, cet engin flottant, géré par l’Office des routes, connaît des pannes récurrentes dues essentiellement à son état vétuste.
Il , en effet, a été mis en service depuis 1997, en remplacement de celui qui avait fonctionné durant 41 ans, avant de chavirer le 25 avril 1995, causant la mort des dizaines de personnes et la disparition de plusieurs d’autres.
Le vieux bac de Luozi n’est pas seulement malade de ses moteurs. Sa coque, constituée de la partie en contact permanent avec l’eau, est trouée. Si bien qu’elle fait entrer régulièrement de l’eau qui peut être à la base du naufrage. Il en a été le cas avec l’ancien bac Kidicho dont on avait déploré le naufrage en avril 1995. Kléber KUNGU