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AYANT PARTICIPE AU 17ème CONGRES DE L’ASSOCIATION DES PROCUREURS GENERAUX AFRICAINS A MARRAKECH/MAROC, Firmin Mvonde : La criminalité environnementale « est un crime transnational «
» Je retiens que c’est un crime qui est transnational, qui mérite d’être dans une coopération entre différents pays qui sont voisins. Et au-delà de tout cela, j’ai demandé qu’il y ait une certaine coopération entre nations pour pouvoir aboutir à des résultats concrets, dans la mesure où celui qui serait attrapé comme criminel dans un Etat et qui serait repris dans un autre puisse être aussi poursuivi dans cet État-là pour anéantir de manière radicale la criminalité environnementale « . C’est en ces termes que le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, s’est exprimé en substance en marge du 17ème congrès de l’Association des procureurs généraux africains (APA) qui s’est tenu à Marrakech, au Maroc, du 11 au 12 juillet dernier. Assises qui l’a vu désigner vice-président de cette association au niveau de l’Afrique centrale. PGCCAS Mvonde Mambu y a conduit la délégation congolaise dont l’Avocat général Kuminga et la chargée d’études juridiques, Me Pungwe Grâce.
Tout ému par sa désignation à la vice-présidence de l’APA et ravi du déroulement du congrès, le PGCCAS, Firmin Mvonde a renchéri en ces termes : » Je vais absolument aller au-delà de ce qui a été fait, féliciter le Royaume du Maroc pour l’organisation impeccable. Naturellement nous sommes fier de notre désignation comme vice-président de l’association au niveau de l’Afrique centrale. Et c’est avec joie que nous avons participé de manière active à cette rencontre « .

L’Assemblée générale a élu le Kenya à la présidence de l’association et le Royaume du Maroc au secrétariat général pour un mandat de deux ans renouvelable. De plus, une proposition importante a été approuvée, fixant le siège permanent de l’APA au Maroc, soulignant ainsi l’engagement continu du pays à soutenir le développement institutionnel de l’association.
ESPACE DE DIALOGUE, D’ECHANGES D’EXPERIENCES, ET BONNES PRATIQUES
Le 17ème congrès de l’Association des procureurs généraux africains a connu une participation internationale remarquable. L’événement, qui s’est déroulé sous le thème » Rôle de la justice dans la lutte contre la criminalité environnementale « , a réuni des délégations de 34 pays africains, y compris notamment celle de la Mauritanie, ainsi que de diverses organisations internationales partenaires.
Hôte de ces assises, El Hassan Daki, Procureur général du roi près la Cour de cassation et président du ministère public du Royaume du Maroc, a, dans son discours de circonstance, déclaré que le 17ème congrès aborde de nombreuses questions liées au développement de la structure institutionnelle de l’Association et à l’élargissement de son champ d’action consolidant ainsi le rôle de l’association en tant qu’espace africain de dialogue, d’échanges d’expériences, de bonnes pratiques et de travail commun pour améliorer le niveau des ministères publics et de poursuites judiciaires et développer les capacités de leurs membres afin de leur permettre de s’acquitter pleinement de leurs missions.
RELEVER LES DEFIS GRACE A NOTRE VOLONTE COMMUNE
Ce rendez-vous annuel se veut une occasion pour raffermir davantage les liens de fraternité et de coopération entre les présidents des parquets et les procureurs des pays africains amis et frères, a enchaîné El Hassan Daki. Ce conclave intervient, selon lui, dans un contexte marqué par de nombreux défis que » nous sommes capables de relever grâce à notre volonté commune « .
En référence au thème du congrès, il a souligné que cette rencontre a traité des sujets visant à mettre en lumière les efforts des ministères publics des pays africains dans le domaine de la lutte contre la criminalité environnementale. Aussi, à soulever les défis et les contraintes auxquels sont confrontés les organes chargés de l’application de la loi ainsi qu’à mettre en évidence le rôle de la justice dans les différents pays pour garantir la protection de l’environnement et assurer la dissuasion nécessaire à l’égard de ceux qui enfreignent les règles régissant le respect de l’environnement.
LUTTE CONTRE LE CRIME DANS TOUTES
SES FORMES
Ce congrès, a relevé Chaouki, Procureur général d’Egypte, se tient dans un contexte marqué par l’évolution continue des formes de criminalité, ce qui « nous interpelle en tant que représentants des parquets et ministères publics en vue d’œuvrer ensemble afin de réaliser les objectifs de notre association dans la lutte contre le crime dans toutes ses formes « .
Le dix-septième congrès de l’APA, apprend-on, a été une étape cruciale pour renforcer la coopération régionale en matière de justice pénale en Afrique. Les débats
constructifs et les décisions prises permettent de stimuler les efforts collectifs visant à améliorer l’efficacité et l’intégrité des systèmes judiciaires à travers le Continent.
Cette rencontre a autant consolidé le rôle de l’APA en tant que catalyseur de progrès dans le domaine judiciaire en Afrique, qu’il a jeté les bases d’une coopération renforcée entre les pays membres et les partenaires internationaux engagés dans la promotion de la justice et de l’Etat de droit en Afrique.
Ont pris part au 17ème congrès de l’APA, les procureurs généraux et les magistrats du ministère public des 34 pays africains ainsi que des représentants et experts d’organisations internationales de premier plan telles que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Réseau européen des procureurs pour l’environnement, le Conseil de l’Europe, l’Association internationale des procureurs, l’Office des Nations unies contre la drogue et les crimes, et la Cour administrative de l’Union africaine.
Kléber KUNGU