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Avec l’appui de l’UNESCO : Les experts du secteur de l’éducation et de la formation à l’école de la programmation et de la gestion budgétaire
« Outiller en connaissances et en compétences les acteurs du sous-secteurs de l’éducation et de la formation afin de bien gérer les crédits budgétaires mis à leurs dispositions ainsi que le recouvrement des recettes affectées au secteur de l’éducation et de la formation ». Tel est l’objectif visé par l’atelier de renforcement des capacités sur la programmation et la gestion budgétaire, lancé hier lundi 22 avril par l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).
« Cet atelier est justifié par le besoin de soutien à la réforme du passage au budget des programmes en lieu et place de budget des moyens« , a indiqué à la presse M. Hilaire Mputu, Coordonnateur régional pour l’éducation en Afrique centrale de l’Unesco.
«Ces assises sont, en outre, motivées par le besoin de conformité au nouveau modèle opérationnel du GPE qui a identifié, parmi les facteurs favorables à la transformation de l’éducation, le financement en termes de volume, d’équité et d’efficacité des dépenses publiques nationales d’éducation« , a-t-il précisé.
Tout au long des travaux, les différents participants seront édifiés sur «le cadrage macroéconomique, la programmation budgétaire, les procédures d’exécution des dépenses budgétaires, et l’élaboration des rapports d’exécution budgétaire», renseignent les organisateurs. « C’est dans cette dynamique que ce deuxième atelier portera sur la gestion budgétaire avec, précisément, une initiation aux procédures normales de gestion de la dépense« , a soutenu Hilaire Mputu.
« Vous serez édifiés sur le cadrage macroéconomique, la programmation budgétaire, les procédures d’exécution des dépenses budgétaires et l’élaboration des rapports d’exécution budgétaire« . A l’entendre, les finances publiques doivent, en effet, constituer le levier essentiel des axes d’intervention du Gouvernement dans le cadre de la modernisation de l’administration, de la bonne gouvernance assise sur une gestion saine et efficiente.
«C’est ainsi que l’Unesco veut contribuer à la formation des cadres des ministères en charge de l’éducation et de la formation en RDC en gestion budgétaire qui répondent aux normes édictées par la Lofip et ses différents textes d’application« , a poursuivi Hilaire Mputu.
À en croire ses dires, les ateliers de renforcement des capacités sont un haut lieu de corriger la sous-représentativité des femmes dans les administrations. « Je vous exhorte à une attention soutenue et une participation active à ces séances de formation. Je voudrais aussi m’appesantir sur la dimension genre. Tout en reconnaissant que d’une manière générale, les femmes sont sous représentées dans les administrations« , a-t-il évoqué.
A ce sujet, l’Unesco pense que les ateliers de renforcement des capacités sont des occasions pour corriger cette situation en offrant aux femmes les mêmes connaissances et compétences que leurs collègues hommes avec lesquels, elles collaborent au quotidien, a-t-il conclu.
En synergie avec l’ensemble de partenaires techniques et financiers, l’Unesco accompagne le Gouvernement congolais dans ce processus en programmation et gestion budgétaire des cadres du ministère de l’éducation et de la formation en RDC.
Le Secrétariat permanent d’appui et de coordination du secteur de l’éducation (Space), sous la houlette de Juvence Nduku, coordonne cette activité qui prendra fin, le samedi 27 avril prochain. Mathy MUSAU