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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
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Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
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En Ituri, le mauvais état des routes rend parfois difficile la lutte contre la maladie à virus Ebola et complique le transport des malades vers les centres de traitement d'Ebola (CTE) ainsi que l'…
Au revoir la campagne, bye bye pagnes et champagnes
Lundi 18 décembre, la campagne électorale pour le vote du 20 décembre a tiré ses rideaux. Démarrée le 19 novembre dernier, cette période de charme électoral s’est arrêté hier soir à minuit, comme l’a prescrit la Centrale électorale.
Fini la propagande sur les panneaux géants, banderoles, pancartes, affiches… et autres supports déployés à travers les rues, carrefours et édifices publics du pays. Exit les meetings, tintamarres de campagne… et autres marathons de séduction des masses entrepris par des candidats aux poches longues à travers les vastes provinces de la République démocratique du Congo.
Avec la fin de la campagne, sonne aussi l’arrêt brusque de la courte ère de générosité. Moment paradisiaque qui a permis au Congolais lambda de se tirer de mobilisations générales avec qui un pagne, qui un champagne, qui des billets de banque … pour lui permettre d’approvisionner son foyer ne fut-ce que pour un jour.
Dommage toutefois d’apprendre de masses de femmes qui ont rempli des stades, terrains de foot et salles spacieuses, qu’elles ne connaissent même pas ce candidat ou cette candidate qui les a invitées !
Abordées avant la manif, 90% d’entre elles affirment n’avoir aucune idée sur cet aspirant ou cette aspirante députée qu’elles sont censées être venues soutenir. Seuls, importaient pour elles, les cadeaux et pourboires brandis comme un hameçon pour attirer des foules et qui ne devraient être remis qu’au terme du rassemblement. Quitte aux dames mobilisées de chanter, de danser et d’acclamer pour le généreux donateur… de circonstance.
A la fin de la campagne électorale, nombre d’électeurs qui ont gagné en présents, se frottent les mains. Certains sont fiers d’avoir enrichi leurs garde-robes en tee-shirts, casquettes… et pagnes de campagne. D’autres regrettent de ne pas être tombés dans la mangeoire des candidats aux mains agiles. D’autres regrettent encore que ce temps soit si court… au point d’être contraints d’attendre le prochain quinquennat.
Mais, demain mercredi devant l’urne, chaque électeur sera seul devant sa conscience. Seul pour élire celui ou celle qu’il estime habilité(e) à briguer la présidentielle, à gagner un siège au Parlement (national ou provincial), et le conseiller communal de sa préférence. Pas toutefois évident de voir triompher sur le bulletin de vote le candidat ou la candidate qui aura brillé par sa générosité sporadique. Yves Kalikat