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La modernisation de l'aéroport de Mavivi, dans la ville de Beni, se poursuit avec l'ambition de le transformer en aéroport international Docteur Étienne Tshisekedi. Le 26 octobre 2026, le…
Afrique : le CICR déplore l’accès limité de 26 millions de personnes à l’aide humanitaire
Environ 26 millions de personnes ont un accès limité à l’aide humanitaire. Selon un communiqué du Comité international de la Croix rouge (CICR) qui livre ces estimations, il s’agit des personnes qui vivent dans des zones inaccessibles à cause des violences en général et des conflits armés en particulier.
« Les affrontements entre les groupes armés non étatiques et les forces gouvernementales empêchent les organisations humanitaires d’atteindre les personnes ayant le plus besoins d’aide en Afrique. Trop souvent, ce sont les personnes qui ne participent pas aux combats qui paient le plus lourd tribut aux conflits« , regrette le Directeur du CICR pour l’Afrique, Patrick Youssef
Selon la source, des communautés souffrent du manque d’accès à l’aide partout dans le Continent noir. D’après les estimations du CICR, 16,5 millions de personnes se trouvant dans cette situation sont dans la région du Sahel et du lac Tchad, tandis que 5,5 millions sont en Afrique Orientale et 1,5 millions en Afrique centrale. On signale également que des poches de populations plus restreintes sont présentes dans d’autres régions.
Ainsi, afin d’évaluer les besoins et de fournir une assistance aux personnes vulnérabilités, « le CICR s’efforce de dialoguer avec toutes les parties aux conflits’’. C’est dans cette optique que «le Comité international de la Croix-Rouge a des contacts directs avec 230 groupes armés non étatiques en Afrique’, révèle la même source.
«Le dialogue que nous entretenons avec les porteurs d’armes est un impératif humanitaire pour permettre aux populations d’avoir accès à l’eau, à l’alimentation et aux services de santé».
Toujours selon ce haut cadre du CICR, faute de service public opérationnel, les communautés sont contraintes de parcourir de longues distances pour recevoir des soins médicaux, soit pour participer à la distribution des semences lorsque de telles prestations sont programmées.
C’est dans cette optique que « le CICR exhorte toutes les parties au conflit à autoriser et faciliter le passage rapide et sans encombre de secours humanitaires destiné aux personnes civiles dans le besoin’’.
Le CICR appelle également tous les acteurs au respect du droit international humanitaire et autres normes applicables, en particulier en assurant le respect et la protection des travailleurs humanitaires et des populations civiles ainsi que leurs biens. Dina BUHAKE