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Action gouvernementale : la Première ministre exige des ministres une feuille de route dès 2026
À l'orée du passage à la nouvelle année, la Première ministre, Judith Suminwa, a rappelé avec fermeté les exigences d'efficacité, de cohérence et d'impact qui doivent désormais guider l'action gouvernementale. Devant les membres du gouvernement réunis à la Cité de l'Union africaine, la cheffe de l'exécutif central a réaffirmé les orientations du Président de la République, telles que formulées lors des 70ème et 71ème réunions du Conseil des ministres.
Dans un contexte national marqué par des défis multiples, la Première ministre a souligné que la performance de l'action publique repose avant tout sur la capacité collective à travailler autour d'une vision commune et de priorités partagées. Elle a insisté sur l'alignement strict des politiques sectorielles avec le Programme national stratégique de développement 2024-2028 ainsi qu'avec les six engagements du mandat présidentiel.
Selon le compte rendu de la réunion, Judith Suminwa a rappelé que le Programme d'action du gouvernement demeure la boussole exclusive de toute action publique. Plus qu'un simple document de référence, il constitue un cadre d'engagement politique et opérationnel auquel aucun ministère ne saurait se soustraire. À ce titre, elle a exhorté chaque membre du gouvernement à s'approprier pleinement les programmes et projets structurants, notamment le Programme de développement local des 145 territoires et le Compact de résilience, leviers transversaux de stabilisation, de relance et de transformation.
Les actions engagées à orienter vers les résultats mesurables
La cheffe du gouvernement a également mis l'accent sur la responsabilité individuelle des ministres dans l'exécution des missions qui leur sont confiées. Les actions engagées, a-t-elle insisté, doivent être prioritairement orientées vers l'atteinte des résultats mesurables, avec une exigence accrue de suivi, d'impact et de redevabilité.
Dans cette optique, elle a demandé à chaque ministre de transmettre, dès le début de l'année 2026, une feuille de route sectorielle annuelle. Ce document devra préciser les priorités ministérielles alignées sur le programme d'action du gouvernement, les actions stratégiques attendues, ainsi qu'un plan de financement indicatif détaillant les besoins budgétaires et les sources de financement envisagées. Ces feuilles de route serviront de base à l'élaboration du plan de trésorerie et du plan d'engagement budgétaire du premier trimestre 2026, en lien avec la loi de finances.
Cette démarche, a précisé Judith Suminwa, vise à renforcer la discipline collective, à améliorer la coordination interministérielle et à garantir une utilisation efficiente des ressources publiques dans l'intérêt supérieur de la nation. Elle a dit compter sur l'engagement, la rigueur et le sens des responsabilités de chaque membre du gouvernement pour traduire ces orientations en résultats concrets au bénéfice des populations.
Le gouvernement Suminwa II, deuxième du second mandat du Président Félix-Antoine Tshisekedi, compte 53 membres, dont 15 nouvelles figures, 21 reconduits et 17 reconduits avec changement de portefeuille. Il comprend 6 vice-Premiers ministres, 12 ministres d'État, 24 ministres, 5 ministres délégués et 6 vice-ministres.
Dans un contexte sécuritaire tendu, marqué notamment par la poursuite des exactions de la rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda, la Première ministre, qui fait de la cohésion gouvernementale un engagement central, a annoncé une évaluation de l'action gouvernementale prévue dès le début du mois de janvier 2026. Une étape attendue, destinée à mesurer la traduction concrète des orientations fixées. J.A