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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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Accident meurtrier à Tshikapa : Une dizaine de morts et des blessés abandonnés
La ville de Tshikapa est plongée dans le deuil et l'horreur suite à un grave accident de la circulation routière survenu le samedi 24 mai aux environs de 16h00, à la hauteur de l'aéroport. Le bilan provisoire, particulièrement lourd, fait état d'une dizaine de morts et de plusieurs blessés.
L'accident a impliqué un véhicule transportant de nombreuses personnes, majoritairement des jeunes, qui se rendaient à l'hôpital général de référence de Tshikapa. Leur destination était la morgue, où ils devaient procéder à la levée d'un corps, ajoutant une couche de tragédie à l'événement.
Le véhicule s'est renversé dans des circonstances qui restent à éclaircir, transformant ce déplacement funèbre en un nouveau drame.
Un bilan humain dévastateur et un silence officiel inquiétant
La nature exacte du véhicule (type, état) et les causes précises du renversement (excès de vitesse, surcharge, défaillance mécanique, état de la route) n'ont pas encore été rendues publiques. Cependant, la confirmation d'une dizaine de décès place cet accident parmi les plus graves enregistrés récemment dans la région. Chaque vie perdue représente une famille endeuillée, et la proportion de jeunes parmi les victimes ajoute à la douleur collective.
Ce qui est d'autant plus préoccupant, c'est l'absence de communication officielle rapide. Au moment de la rédaction de cette dépêche, "le bilan officiel n'est pas encore rendu public par les autorités tant urbaines que provinciales". Ce silence laisse un vide d'informations qui alimente l'incertitude et la frustration de la population, et soulève des interrogations sur la réactivité des structures étatiques face à une catastrophe de cette ampleur.
Au-delà du bilan macabre, la situation des rescapés est particulièrement alarmante et met en lumière les défaillances criantes du système de prise en charge d'urgence. Plusieurs blessés sont rapportés comme "abandonnés dans des centres de santé sans l'intervention ni de leurs familles ni de l'État".
Un cas emblématique est celui du Centre de Santé JEAN TOP, situé sur l'avenue Dimanya dans la commune de Kanzala, où des rescapés, internés pour des soins d'urgence, sont apparemment laissés à leur propre sort.
Face à l'urgence de la situation, il est impératif que les autorités provinciales du Kasaï, sous la direction de l'Administration urbaine de Tshikapa, prennent des mesures immédiates notamment : établir et publier un bilan officiel et précis des victimes, décédées et blessées; assurer la prise en charge médicale complète et gratuite des rescapés, en mobilisant toutes les ressources sanitaires disponibles et en apportant un soutien financier nécessaire aux structures de santé; lancer une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de l'accident et identifier les responsabilités et mettre en place des mesures d'urgence pour renforcer la sécurité routière et la réactivité des services de secours dans la province.
Félix Mulumba Kalemba