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Travaux arrêtés, garde-malades malmenés : le ministre de la Santé interpellé
La situation du Centre hospitalier universitaire renaissance (CHUR), ex Mama Yemo, un très bon projet du gouvernement pour assurer les soins de santé de qualité aux Congolais se trouve devant une sorte d'impasse. Les travaux de construction des bâtiments modernes se sont arrêtés net depuis maintenant deux ans. Les raisons ne sont pas connues faute de communication appropriée de cette institution hospitalière de haut niveau.
La conséquence de cet arrêt des travaux est que le CHUR présente aujourd'hui un tableau à deux visages. D'une part, un hôpital moderne qui n'a rien à envier aux établissements du nord d'Afrique et d'Outre-Mer, d'autre part un vieux bazar, crasseux offrant un spectacle indigeste. Le sort de ces bâtiments datant d'avant l'indépendance est la démolition. En principe, selon le projet gouvernemental, tout l'ex Mama Yemo doit être détruit au profit d'un établissement de standard international. Mais jusqu'à ce jour, tout n'est pas encore clair autour de ce projet. Beaucoup de questions taraudent l'esprit et de la population et du personnel même de cet hôpital. Quel est le statut du CHUR ? Un hôpital général de référence à l'instar de Mama Yemo ou un hôpital privé ou encore une structure issue du partenariat public-privé ? Le flou persiste tant que ces questions demeurent sans réponse. Si nous en sommes là, la faute incombe au ministère de la Santé publique qui n'a pas pris l'initiative d'éclairer l'opinion à ce propos. Le syndicat national des médecins du Congo (SYNAMED), section ex Mama Yemo, n'a pas joué son rôle. Il est resté aphone jusqu'à ce jour. Il revendique régulièrement l'augmentation des honoraires et primes des médecins, mais relègue au second plan les conditions de travail de ses affiliés.
Indifférence inquiétante des députés
Face à tout ce qui se passe au CHUR, il est inadmissible de constater que les députés, les représentants du peuple congolais, ne disent absolument rien. Pourtant, un tel dossier aurait dû les intéresser au plus haut point et les pousser, dans le cadre de leurs responsabilités constitutionnelles, à interpeller le ministre de la Santé publique. Mais aussi curieux et même révoltant que cela est, aucune initiative de ce genre n'a été prise, alors que la santé de la population devrait constituer une des préoccupations majeures de ceux que le peuple a élus (sic).
Au regard de ce qui se passe dans cet hôpital, le plus grand et important du pays, rien n'est tard pour la représentation nationale de se saisir du dossier.
Il importe de mener des enquêtes pour déterminer les causes de l'arrêt des travaux, qui ont pourtant bien commencé. À cette occasion, l'origine des fonds pour la réalisation de ce monumental projet sera connue. Qu'elle soit gouvernementale ou un prêt, si le cas de mauvaise gestion est avéré, ses auteurs doivent être sévèrement sanctionnés selon la rigueur de la loi.
Par ailleurs, il sied de reconnaître que les concepteurs du projet se sont référés au modèle d'Outre - Mer où il n'existe pas de place pour les garde-malades, les hôpitaux se chargeant de la prise en charge totale des patients. Ils ont oublié que la RDC a des réalités différentes de ce monde -là. En ne prévoyant pas d'espace pour les membres de famille contraints de veiller sur les leurs hospitalisés, ils ont créé un problème très difficile à résoudre et pour l'hôpital et pour les garde-malades malmenés par le service de sécurité. C'est une équation qu'il faut impérativement résoudre pour créer une ambiance conviviale dans l'hôpital, au risque de provoquer des manifestations de protestation.
Comme on le voit, la situation qui prévaut au CHUR mérite une attention particulière. Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, doit inscrire ce dossier parmi ses urgences comme il vient de le faire avec l'hôpital du Centenaire.
Muke MUKE