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SUPPRESSION DES STRUCTURES ETATIQUES NON ESSENTIELLES : Vivement la réduction de la taille du gouvernement
Lors de son conseil des ministres du vendredi 2 mai 2025, le gouvernement a pris une mesure courageuse portant sur la réduction des structures étatiques non essentielles, mais qui rongent sensiblement le budget de l'État. Cette mesure est applaudie de deux mains par plusieurs patriotes qui voient là une sérieuse prise de conscience des autorités sur la situation socio-économique précaire du pays. Tout en encourageant l'exécutif national à aller jusqu'au bout de sa décision, les citoyens lambda invitent le Chef de l'État à commencer par nettoyer les écuries d'Augias. Il s'agit ici concrètement de réduire sensiblement la taille du gouvernement qui est plus qu'éléphantesque.
À ce propos, les experts citent notamment le Comité national de suivi de l'accord de la St Sylvestre (CNSA) , le Mécanisme de suivi des accords d'Addis-Abeba (MS) et de nombreuses agences liées à la présidence de la République.
Concernant la faille du gouvernement proprement dit dont la population réclame la réduction, il y a lieu de citer certains ministères qui méritent d'être supprimés carrément notamment celui des Relations avec le Parlement, d'autres qu'il convient de fusionner tels que l'Agriculture, Pêche et Elevage, les Affaires étrangères et Coopération régionale, l'Éducation nationale, l'Enseignement supérieur et universitaire et Formation professionnelle , Industrie, petites et moyennes entreprises, Finances et Budget, Économie et Portefeuille, etc... Les rémunérations des membres des institutions politiques et du personnel de leurs cabinets consomment plus de la moitié du budget national. Sur ce point, la RDC est le seul pays au monde qui compte un nombre aussi élevé de ministères, alors que son budget national est modique.
Des effectifs pléthoriques dans l'administration publique
S'agissant de structures non essentielles dont le chef de l'Étatsouhaite la suppression, elles sont nombreuses au pays. D'ailleurs, l'ancien argentier national Nicolas Kazadi vient de jeter le pavé dans la mare en stigmatisant la mauvaise gouvernance du gouvernement dont il a fait partie. Il a révélé que lors du premier mandat de Félix Antoine Tshisekedi, au moins 53 établissements publics ont été créés sans qu'ils aient été préalablement budgétisés. Il donne ainsi raison au chef de l'État qui a instruit le gouvernement à auditer les services récemment créés pour juger de leur utilité publique et décider de leur suppression.
Un autre mal, et non des moindres, qu'il faut impérativement combattre concerne le désordre qui gangrène l'administration publique. D'aucuns savent que celle-ci constitue la colonne vertébrale d'un État. Si elle est malade, un pays ne peut pas se développer. Tel n'est malheureusement pas le cas en RDC. Son administration est bancale, caractérisée par des effectifs pléthoriques , des cadres organiques obsolètes et inappropriés par rapport aux besoins du pays, un personnel vieillissant, des infrastructures délabrées et que sais-je encore.
Dans cette bouillabaisse, certains cadres et agents en ont profité pour injecter sur les listes de paie des fictifs qui se font payer indûment par le Trésor public alors qu'ils ne rendent aucun service à l'État. Cette catégorie d'agents appelés "ngulu " (traduisez "porc") contribue largement au désordre budgétaire dans la trésorerie publique. Dans ce même cadre, il faut citer le cas des déserteurs dont les salaires continuent à sortir et ceux des cadres et agents qui touchent dans plusieurs ministères à la fois. Dans l'armée et la police, on enregistre les mêmes maux. Comme on le constate, la tâche est énorme pour assainir l'ensemble de l'administration publique congolaise.
Pour l'atteinte des résultats que le chef de l'État vient d'assigner au gouvernement, la Première ministre doit sortir la grande artillerie pour endiguer les antivaleurs ancrées dans le mental des Congolais. Des sanctions sévères doivent être infligées aux auteurs de tous ces actes répréhensibles qui viennent d'être identifiés. Sans la sanction, l'impunité s'installe et le pays va aller de mal en pis.
Muke MUKE