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Se confiant à nos confrères de RFI, Joëlle Bile: « Je militerai pour que la réduction du train de vie des institutions soit effective »
Plus que quelques jours pour convaincre ! Les électeurs de la République démocratique du Congo sont appelés aux urnes le 20 décembre prochain et d’ici là, les candidats à l’élection présidentielle battent campagne. RFI leur donne la parole toute cette semaine. La candidate indépendante Joëlle Bile déroule un programme qui insiste sur la méritocratie et la solidarité.
En RDC, les électeurs sont appelés aux urnes le 20 décembre pour élire leur président. Les candidats à la magistrature suprême s’expriment sur RFI.
RFI : Pourquoi êtes-vous candidate à la prochaine élection présidentielle ?
Joëlle Bile : J’ai décidé de briguer la magistrature suprême en RDC parce que je suis désolée, navrée et triste de voir dans quelles conditions mes compatriotes vivent. Le chaos est profond, l’insécurité est grandissante, les injustices sociales sont légion. Et à côté de cela, la corruption, le népotisme, le clientélisme ne disent plus leur nom. Je me suis dit qu’il est temps de quitter le confort de la critique et de passer effectivement de l’autre côté de la rive et de pouvoir me mettre au service de mon peuple.
Quels devraient être, selon vous, les chantiers prioritaires du prochain chef de l’État ?
Les priorités sont énormes. Tout est prioritaire en RDC. Mais c’est sûr qu’au-delà de relever le niveau de vie de la population en mettant un accent particulier sur le relèvement des besoins sociaux de base, j’aimerais moi vous parler beaucoup plus de tout ce qui touche au recensement. Vous savez qu’il est difficile aujourd’hui de prévoir quelque plan de développement ou de croissance pour la RDC étant donné que nous ne savons même pas combien nous sommes. Nous ne savons pas qui est Congolais dans la société et il est difficile d’établir quelque plan que ce soit. Donc, au-delà de tout ce qui sera fait en termes de sécurité que ce soit la sécurité intérieure, mais aussi tout ce qui est criminalité urbaine, je mettrai un accent particulier sur le recensement de la population pour donner à mes compatriotes une pièce d’identité qu’ils n’ont pas, qui leur permet de pouvoir voyager et de vaquer à leurs occupations, et pour faire en sorte que nous soyons dignes d’appartenir à la République démocratique du Congo.
Et sur ces sujets prioritaires, comment comptez-vous vous y prendre ?
Je militerai pour que la réduction du train de vie des institutions soit effective, que la mise en place ou la mise en œuvre, l’application des textes soit la première des choses, parce que mon slogan, c’est la République des valeurs. Je pense que la RDC est appelée à revenir à la norme, à revenir à la normalité parce que nous fonctionnons un peu comme si on y allait à l’aveuglette. Il est réellement temps de s’arrêter, de remettre chaque chose sur les rails, que ces textes soient définitivement appliqués et que ces autorités-là justement lorsqu’elles ne respectent pas ce pourquoi nous les avons placées au devant, elles soient traduites devant la justice. À partir de ce moment-là, avec la corruption qui doit être complètement abolie, on arrivera à un moment donné à remettre effectivement les choses sur les rails.
Propos recueillis par Alexandra Brangeon
*Le titre est de Forum des As