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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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Scandale à Kimbondo/ commune de Mont Ngafula : 149 villas de l’Etat passent aux mains des privés !
Nous ne cessons de stigmatiser régulièrement la déliquescence dans laquelle est tombée la RDC. Mais ce qui se passe dans la localité de Kimbondo, dans la commune de Mont Ngafula, est tout simplement ahurissant. 149 villas, chacune d’une superficie d’1 hectare, faisaient partie du patrimoine immobilier privé de l’Etat il y a plusieurs années. Elles étaient placées sous la tutelle et la gestion du ministère de l’Urbanisme et Habitat.
Contre toute attente et à la stupéfaction générale, ces villas sont devenues des biens privés de quelques citoyens. Aucune d’elles ne fait donc plus partie du patrimoine privé de l’Etat congolais. Selon les sources crédibles et dignes de foi recueillies auprès du ministère de tutelle, ces parcelles ont été morcelées et vendues comme des biens sans maître. Le drame dans cette situation est le fait que les auteurs de cette mafia bien organisée, se recrutent parmi ceux qui sont censés protéger les biens de l’Etat et faire respecter les lois du pays. Il s’agit, suivant ces sources, des agents des ministères des Affaires foncières et de l’Urbanisme et Habitat, de hauts magistrats, et d’autres personnalités influentes du pays.
Nous connaissons les méthodes hideuses de ces inciviques lorsqu’ils veulent commettre leur crime. Pour éviter d’être interpellés par les services attitrés de l’Etat, ils font impliquer certaines autorités du pays pour s’assurer leur protection.
C’est à la même stratégie qu’ils viennent de recourir dans la même commune de Mont Ngafula, où ils ont commis un forfait aux conséquences fâcheuses dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il ne s’agit pas là de spoliation d’un bien de l’Etat, mais d’une vaste concession forestière privée de M. Williams Damseaux qui jouait un rôle très important dans la lutte contre le réchauffement climatique dans ce coin de la capitale. Étendue sur plusieurs hectares, cette réserve forestière a été sauvagement détruite puis morcelée et vendue à des tiers en complicité avec quelques chefs des terres se faisant passer pour des chefs coutumiers. Les spécialistes de l’environnement craignent que les villas qui seront construites dans cet espace, provoquent sans aucun doute des érosions dans son versant avec toutes les conséquences collatérales que cela va entraîner.
Cette pratique de spoliation des biens publics de l’Etat et des privés ne date pas d’aujourd’hui. Nous nous souviendrons du lotissement de la forêt de la société publique Metelestat à Binza Météo. Nous savons où nous a conduit la destruction de cette forêt. Les grands bénéficiaires de cette opération ont été les membres influents du MPR, parti-État.
Pour mettre fin à cette imposture récurrente, il importe que l’actuel gouvernement prenne des mesures rigoureuses pour identifier et sanctionner les auteurs de ces actes répréhensibles en vue de dissuader les éventuels hors-la-loi qui seraient tentés de suivre les traces des actuels impénitents.
Muke MUKE