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Sans tenir compte de l’abrogation de son précédent poste à la Gécamines, Notification de nomination de Nkala Placide à Primera Gold : erreur ou sabotage des lois du pays!
*Le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat interpellé.
L’analyse de récentes décisions relatives à la gestion des mandataires publics au sein des Entreprises du Portefeuille de l’État met en exergue une situation préoccupante nécessitant une attention particulière.
La notification effectuée par le ministre du Portefeuille, Jean Lucien Busa, le 26 août 2024, concernant la nomination de Nkala Placide en tant que mandataire public de la société Primera Gold, soulève indubitablement des questions cruciales sur la conformité avec la législation en vigueur ainsi que sur la gestion des ressources publiques. Cette conformité devrait être garantie par le ministre lui-même. Hélas, il semble que cela ne soit pas le cas. La lettre du ministre est dépourvue de toute substance.
En effet, la nomination de Nkala Placide, alors Directeur Général de la Générale de carrière et mines (Gécamines), par ordonnance présidentielle en date du 21 août 2024, aurait dû entraîner, de manière indiscutable, l’abrogation automatique de son précédent poste à la Gécamines. En effet, cette ordonnance présidentielle abroge de facto l’ordonnance de février 2023 le nommant à la Gécamines, conformément aux dispositions des articles 12 et 15 de la loi n°08/010 du 7 juillet 2008. Ces articles définissent les règles relatives à l’organisation et à la gestion du Portefeuille de l’État en République Démocratique du Congo et imposent l’obligation de vérifier l’incompatibilité entre les fonctions occupées par un mandataire public.
En ignorant de façon délibérée ces exigences légales, Jean-Lucien Bussa viole la loi et défie le Chef de l’Etat. Les actions du Ministre engendrent une situation de confusion et d’incertitude au sein des Entreprises Publiques, dont la plupart se trouvent dans un état déficitaire et attendent un soutien financier crucial pour leur restructuration et redressement. La notification de la nomination de Nkala Placide à Primera Gold ne tient pas compte de l’incompatibilité entre ses fonctions précédentes et ses nouvelles responsabilités, compromettant ainsi le respect des dispositions légales régissant le Portefeuille de l’État. Pourquoi le ministre du Portefeuille choisit-il de passer outre un tel fait manifeste ?
GARE A UNE JURISPRUDENCE PROBLEMATIQUE
Ce manquement aux règles établies et la confusion juridique ainsi entretenue risquent non seulement de créer une jurisprudence problématique, mais également de nuire à la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui s’efforce de redresser et de moderniser les Entreprises Publiques du pays.
Pour rappel, la gestion de Nkala Placide à la Gécamines est clairement marquée par une chute libre de la production et la mauvaise gouvernance.
C’est d’ailleurs ce même Nkala Placide qui a transformé la puissante Inspection générale des finances (IGF) en une sous-traitance personnelle.
La nomination de Nkala Placide à un nouveau poste de responsabilité est perçue comme une prolongation des contre-performances et de la mauvaise gouvernance, plutôt qu’un véritable effort pour améliorer la gestion des entreprises publiques. Ainsi, il est crucial que les décisions relatives aux mandataires publics soient prises avec la plus grande rigueur et transparence, afin d’éviter de perpétuer les problèmes existants et de garantir que les Entreprises du Portefeuille de l’État puissent réellement contribuer au développement du pays. La persistance des méthodes inefficaces et de l’incompétence sabotent les efforts du Chef de l’État pour réformer et dynamiser ces entreprises essentielles à l’économie de la République Démocratique du Congo.
Ce même Nkala Placide est déjà Administrateur dans plusieurs sociétés minières telles que Gécamines, Kamoto Copper Company (KCC) et Entreprise Générale de Cobalt (EGC).
Ainsi, le Directeur de cabinet du Président de la République est fortement appelé à rectifier cette erreur, qui semble témoigner d’une volonté manifeste de saboter les lois de la République. À défaut, la RDC continuera d’être perçue comme un pays où les individus exercent leurs fonctions en s’appuyant sur deux, trois, voire quatre ordonnances présidentielles, sans qu’aucune d’elles n’abroge les autres. FDA