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RETOMBEES DE LA PUBLICATION DES RESULTATS PROVISOIRES, Assemblée nationale : les élus des Législatives du 20 décembre en session le lundi 29 janvier
C’est tard dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 janvier que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié les résultats provisoires des élections législatives nationales en République démocratique du Congo. Cette phase franchie, le chronogramme prévoit l’installation de la nouvelle Assemblée nationale le lundi 29 janvier, conformément à l’article 114 de la Constitution. Au regard de cette disposition en effet, “chaque chambre du Parlement se réunit de plein droit en session extraordinaire le quinzième jour suivant la proclamation des résultats des élections législatives”.
Lors de cette session extraordinaire inaugurale de la nouvelle législature (la quatrième de la troisième République), trois matières essentielles seront à l’ordre du jour. Comme le stipule la Constitution, la session sera consacrée à l’installation du bureau provisoire, dirigé par le doyen d’âge, assisté de deux députés les moins âgés. Il faudra ensuite procéder à la validation des pouvoirs de nouveaux élus. L’étape suivante consistera à l’élaboration et à l’adoption du règlement intérieur qui ouvrira la voie à l’élection et à l’installation du bureau définitif.
En perspective de cette session extraordinaire, un comité d’accueil de nouveaux députés est déjà à pied d’œuvre depuis près d’une semaine, renseignent des sources proches de l’administration de la Chambre basse du Parlement. Mobilisés, des fonctionnaires de l’Assemblée nationale se préparent à accueillir les élus dans les meilleures conditions.
Des sources concordantes révèlent que des agents commis aux aéroports de N’Djili et de Ndolo seront positionnés pour faciliter l’accueil des vainqueurs des législatives nationales et leur transfert dans des hôtels prévus à cet effet. Il en sera particulièrement le cas pour les élus qui ne résident pas à Kinshasa.
Mboso dans le nouveau bureau provisoire ?
De l’avis des experts en la matière, la séance d’ouverture de la session inaugurale sera présidée par le Secrétaire général de l’Assemblée nationale. Ce, conformément à l’alinéa 2 de l’article 114 de la Constitution. C’est donc lui qui annoncera le nom du doyen et des deux benjamins qui auront à siéger au bureau provisoire.
L’on se demande si Christophe Mboso N’kodia Pwanga sera à nouveau président du bureau provisoire, du haut de ses 82 ans, comme il l’a été aux lendemains de l’éviction du bureau présidé par Mme Mabunda. Profitant du contexte, Mboso avait ensuite été élu président de la Chambre basse du Parlement, sous la houlette de l’Union sacrée de la nation.
Une nouvelle configuration à la Chambre
L’opinion a diversement accueilli la publication des noms des députés nationaux élus le dimanche 14 janvier aux abords de 1h30. La nouvelle configuration de la Chambre basse, qui transparait dans les résultats provisoires publiés par la CENI, donne lieu à une avalanche des surprises pour certains. D’autres estiment que les cartes ont déjà été jouées avant même le scrutin.
Le premier constat qui saute aux yeux, c’est – sans surprise – l’ascension de l’Udps/Tshisekedi, le parti présidentiel, qui a glané le plus de sièges face aux autres regroupements politiques. La formation politique du chef de l’Etat a désarçonné, de son piédestal, l’AFDC-A de Modeste Bahati qui s’est toutefois maintenue sur le podium, cette fois en tant que deuxième force politique du pays. Ces deux regroupements sont talonnés par trois regroupements politiques de renom. En l’occurrence, l’UNC-A de Vital Kamerhe, Ensemble de Moïse Katumbi et le MLC de Jean Pierre Bemba.
La parité ne sera pas au rendez-vous
Au sein du Gouvernement Sama Lukonde, plusieurs ministres et vice-ministres ont été élus ou réélus. Le cas du chef du Gouvernement, le Premier ministre Sama Lukonde, élu pour la toute première fois. D’autres ministres en fonction n’ont pas figuré sur la liste provisoire de la CENI. En l’occurrence, François Kabulo (Sports et loisirs), Augustin Kibasa (PT-NTIC), Albert Fabrice Puela (droits humains), Adèle Kayinda (Portefeuille)…
Nombre de députés de renom n’ont pas aussi été réélus. Le cas de Daniel Mbau, Daniel Safu, Henriette Wamu, Ados Ndombasi, Laurent Batumona, Papa Moliere… Très peu de femmes (autour de 70) ont, par ailleurs, été déclarées élues. Ce qui réduit davantage la proportion féminine dans l’hémicycle. K.M.