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RETOMBEES DE LA MISSION DU MINISTRE KABANDA EN AUTRICHE ET AU JAPON : Le DG de l’Agence internationale de l’énergie atomique bientôt en visite en RDC
*Première visite du genre en Afrique subsaharienne, l’arrivée de ce haut cadre pourra permettre au pays d’être doté d’équipements de diagnostic et de traitement en radiothérapie.
Pour une première depuis l’accession de la République démocratique du Congo à la souveraineté nationale, Kinshasa s’attend à accueillir bientôt un haut cadre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le Directeur général de cette instance internationale a accepté l’invitation du ministre congolais de la Recherche scientifique et Innovation technologique qui vient de participer, avec les représentants d’une quarantaine de pays, à l’Assemblée générale de l’AIEA à Vienne (Autriche) et à une autre rencontre internationale, organisée par son homologue à Kyoto, au Japon. Cette visite sera propice pour permettre au pays d’être doté d’importants équipements de diagnostic et de traitement en radiothérapie, annonce le ministre Gilbert Kabanda Kurhenga dans un entretien accordé à la presse nationale à Kinshasa.
«Je viens de Kyoto (Japon) et de Vienne (Autriche). Avant d’aller à Kyoto, j’ai pris part à l’Assemblée générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en Autriche où tous les pays du monde sont invités», a révélé à la presse nationale le ministre Gilbert Kabanda Kurhenga en charge de la Recherche scientifique et Innovation technologique.
Au regard des atouts de la RDC, notamment en matière des ressources minérales, le représentant du Gouvernement congolais a jugé utile d’amorcer des contacts fructueux pris avec des hauts cadres de l’AIEA lors de sa mission à l’étranger.
«Vous savez bien que le Congo est le premier pays subsaharien à acquérir une centrale nucléaire en 1958, initiative mise en œuvre en 1959, indique Gilbert Kabanda. Nous sommes également le plus grand pays producteur d’uranium de haute radioactivité. Ces deux éléments font du Congo un pays qui ne peut pas rester indifférent de ce que l’AIEA fait. Un pays que l’AIEA ne peut pas non plus laisser dans l’oubli».
«Mais, insiste-t-il, j’ai constaté que, depuis 1959, aucune autorité de premier rang de l’AIEA n’a visité notre pays. J’ai donc profité de cette occasion pour demander au Directeur général de l’AIEA de bien vouloir nous rendre visite. Et il a accepté d’effectuer la toute première visite de cette haute instance internationale dans le tout premier pays subsaharien à détenir une centrale nucléaire. Cette visite pourra être effective avant le mois de décembre de l’année en cours».
Une visite de haute portée
«Nous sommes donc en train de mettre au point le programme de sa visite. Je ferai rapport d’ici deux à trois jours à ma hiérarchie, au Premier ministre et au chef de l’Etat pour que des dispositions soient prises», assure Gilbert Kabanda.
«Et ici, fait-il remarquer, je voudrais que l’AIEA dote notre pays d’un équipement de diagnostic et de traitement en radiothérapie. Et par conséquent, nous devrons, à l’occasion de cette visite-là, mettre à la disposition de l’AIEA certaines conditions qui sont exigées pour que cet équipement puisse être opérationnel. Notamment, un bâtiment qui va être érigé sur le campus de Kinshasa et dont nous allons lancer bientôt les premières activités de construction».
Un forum d’échanges
«Après Vienne, indique le ministre Kabanda, je suis allé dans la ville culturelle de Kyoto pour participer à une rencontre internationale organisée par mon homologue japonais dans le domaine de la recherche, de la technologie, de l’innovation et de l’invention».
Sur place, renseigne le numéro un congolais de la Recherche scientifique et Innovation technologique, ‘‘nous avons échangé avec un bon nombre de pays dont les modèles généralement diffèrent et qui vont nous inspirer. En faisant notamment la synthèse sur le meilleur modèle qui nous convient, selon les réalités qui sont spécifiques à nous’’.
Concrètement, explique Gilbert Kabanda, ‘‘la matérialisation se fera par des échanges que nous mettrons ensemble entre, d’un côté, le Congo et, de l’autre côté, le Japon et les autres pays qui étaient là. Chaque pays ayant son modèle»’.
«En août, rappelle Gilbert Kabanda, nous avons tenu chez nous un conclave des génies scientifiques congolais. Ces génies scientifiques congolais, c’est le support humain de cette matérialisation. Parce que la recherche scientifique et l’innovation technologique, c’est avant tout une affaire des chercheurs, des scientifiques… et essentiellement des génies. Puisque ne cherche pas qui veut».
La recherche scientifique, socle du développement
A Kyoto, affirme le ministre de la Recherche scientifique et Innovation technologique, ‘‘j’ai constaté que tous les pays du monde, du plus grand au plus petit, font de la recherche scientifique le socle de leur développement. Ce qui, du reste, est compréhensible ! Parce que, pour se développer, il faut quitter l’état dans lequel on était, pour être dans un autre état. Pour passer d’un état à un autre, il faut chercher comment le faire. C’est cela la recherche scientifique ! C’est donc une voie incontournable’’.
«Ce n’était pas, dit-il, une instance politique contraignante. En matière de recherche, il n’y a pas de contrainte. C’était une rencontre des scientifiques de haut niveau. Bien entendu, sous la supervision du ministère japonais de la Recherche, de l’Innovation et de la Technologie».
«Il n’y avait donc pas de contraintes, mais plutôt des échanges d’expériences et de méthodes, des techniciens, des partenaires politiques… (Ce, d’autant que) nous devrons avoir des relations politiques avant d’arriver aux échanges scientifiques et technologiques», conclut Gilbert Kabanda. Yves KALIKAT