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Repression des marches: »Différence ou convergence parallèle entre les régimes Kabila et Fatshi? »
Ayant été moi-même souvent victime de ces genres de traitement par les régimes Mobutu, Kabila père et fils, le cas du 19 septembre 2016, je ne peux tolérer une telle barbarie dans mon pays qui se veut une République démocratique, un État de droit. Ces dérapages sont inadmissibles. Hier, nous avons tous dénoncé avec nos frères de lutte de l’Udps, la dictature et ses corollaires. Aujourd’hui que l’Udps, un parti historique, patriotique, qui a lutté pacifiquement pour l’éclosion de la démocratie et l’instauration d’un État de droit, est au pouvoir, on peut tout se permettre, sauf réprimer une manifestation pacifique qui est une illustration de la respiration de la démocratie.
Les responsabilités doivent être établies après cette journée malheureuse. Les coupables doivent être sévèrement châtiés et sanctionnés.
Sous Kabila, lorsqu’il y avait bavure ou mort d’homme, on n’hésitait pas de le citer nommément. Le président Félix Tshisekedi doit éviter d’endosser les dérapages de la police. Des dérapages qui risquent de le salir et de discréditer son régime dans l’opinion tant nationale qu’internationale. Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de mauvaise troupe, mais seulement de mauvais chef ? Il y a parmi nos hommes en uniforme, des éléments valeureux et convenables qu’on peut utiliser pour bâtir une police républicaine. Mais il y a aussi des éléments égarés, indisciplinés, qui n’ont pas leur place dans la police. Il faut à tout prix s’en débarrasser.
Le 19 septembre 2016, le régime de Kabila a administré un traitement inhumain et dégradant à Sonia Rolley de RFI pour avoir couvert la manifestation de l’opposition. Cinq ans après, le 15 septembre 2021, le régime du président Félix Tshisekedi a soumis Patient Ligodi aux mêmes traitements. Il y a lieu de se poser la question sur la différence ou la convergence parallèle chère à Monseigneur Monsengwo, entre les deux régimes en termes de répression.
Il ne faut surtout pas imiter les régimes précédents. Sinon, ce serait cracher sur le combat noble des pères fondateurs, pionniers, combattants de l’Udps qui ont dans leur exceptionnelle lutte connu toutes sortes de brimades et formes de répressions, dont le gardien du temple était Étienne Tshisekedi.
Dans ce cas, l’alternance n’aura apporté aucun changement en terme des droits de l’homme et l’on dira comme le général Jansens, « avant l’indépendance =après l’indépendance« . Moise Moni Della Porte-parole du peuple