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PROCESSUS ÉLECTORAL EN RDC : AETA forme les témoins aux élections 2023
La plateforme des ONG de la société civile «Agir pour les élections transparentes et apaisées» (AETA) forme, depuis hier lundi 27 novembre, les témoins des partis politiques, indépendantes…qui concourent aux élections générales qu’organise la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) le 20 décembre prochain.

Durant deux jours, soit du lundi 27 à ce mardi 28 novembre, un atelier est organisé dans la salle des conférences du Centre catholique Liloba, dans la commune de Lemba.
Lançant l’atelier, le secrétaire général de l’AETA a expliqué le bien-fondé de cette formation. «Nous le faisons, dit-il, pour crédibiliser le processus électoral. Nous ne voulons pas qu’il y ait autant des procès inutiles ou des requêtes qui ne seront pas jugées fondées, parce que les preuves ont été mal présentées ».
« Il faut que chaque candidat puissent aligner des témoins bien formés, des témoins qui font réellement leur travail pour que les résultats que nous aurons à l’issue des élections soient ceux que nous allons tous applaudir», a-t-il indiqué.
En clair, l’AETA, qui va déployer des observateurs nationaux lors de ces scrutins, veut que le jour de la proclamation des résultats par la CENI soit un jour de fête. Pour cela, a expliqué le secrétaire général de cette structure, il faut des témoins qui maîtrisent bien leur travail.
Ainsi, pour ce premier palier, l’AETA a ciblé 70 formateurs en provenance aussi bien des partis de la majorité au pouvoir que de l’opposition. Eux, à leur tour, vont former des milliers des témoins, a fait savoir le secrétaire général.
Dans les enseignements donnés au premier jour, les formateurs ont déclaré que «la manière de crédibiliser les élections, c’est de surveiller et la surveillance nécessite les agents électoraux nationaux et internationaux bien formés».
«Mais, il y a aussi les témoins parce que eux engagent les compétiteurs que sont les acteurs politiques. Ce sont, eux seuls, qui peuvent aller en contestations, qui peuvent saisir les instances judiciaires. Et pour ce faire, il faut avoir des preuves et, pour avoir des preuves, il faut agir», a fait savoir un formateur.
L’AETA est d’avis qu’ «il faut qu’un témoin sache que ce qu’il est allé chercher dans un centre de vote». «Une minute de distraction peut brûler toutes les étapes et la fraude peut se faire à grande échelle, surtout que le vote est semi électronique», a souligné un intervenant.
Au cours de cet atelier, l’AETA a interpellé les témoins. «Un témoin ne va pas pour perturber les opérations électorales. C’est un travail délicat. Vous devez connaître votre droit et devoir. Il s’agit de répondre à la question qu’est-ce que je dois faire et qu’est-ce que je ne dois pas faire», a fait remarquer le secrétaire général de l’AETA. Rachidi MABANDU