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Présidentielle du 20 décembre 2023 : Le profil de certains candidats fait débat
Il n’y a pratiquement plus de doute sur la tenue des élections générales le 20 décembre 2023, particulièrement la présidentielle. Celle-ci est la plus importante et la plus captivante de toutes les élections qui vont se tenir ce jour-là. Il en est ainsi à cause des charges extrêmement importantes que le président de la République est appelé à assumer. D’un point de vue constitutionnel , le Président de la république est la clé de voûte des institutions.
Selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la date butoir de dépôt des candidatures à ce poste est fixée au dimanche 8 octobre prochain. Nous sommes donc à 48 heures de cette échéance fatidique où les Congolais seront fixés sur ceux qui ont l’ambition de prendre en mains les destinées de leur pays.
Cependant, il importe de savoir que déposer son dossier de candidature n’est pas synonyme d’être officiellement candidat à la magistrature suprême. Car, après l’examen du dossier par la CENI, le dernier mot revient à la Cour constitutionnelle.
DES SOUPCONS AUTOUR DE LA CAUTION DES CANDIDATS
Néanmoins, avant le verdict de la haute Cour, des doutes pèsent sur le sérieux de certains candidats. Il y a des questionnements sur la source de la caution de certains d’entre eux.
A quel jeu se livrent certains d’entre ceux qui ambitionnent de concourir pour le top job ? En déposant leurs candidatures, sont-ils conviancus d’être élus et, par conséquent, d’être certains de l’emporter sur les autres concurrents ? En effet, pourquoi avoir postulé si ce n’est pour être élu ? A moins d’être des concurrents aux objectifs obscurs.
Par ces temps de vaches maigres que traversent la plupart des Congolais, il n’est pas donné à n’importe qui de réunir l’équivalent de la somme de 100.000 dollars américains pour payer la caution électorale non remboursable aux fonctions de Président de la République.
Que certains citoyens, dont la position sociale ne peut pas permettre de trouver un tel montant, se soient autorisés à verser pareille somme exorbitante, ne doit que susciter doute et méfiance dans le chef de la population congolaise.
Où ont-ils trouvé les 100.000 dollars américains, d’autant plus que nous n’avons jamais entendu parler d’une levée des fonds en leur faveur ?
En plus, un candidat sérieux qui tient à la victoire électorale ne va pas se limiter au simple versement de la caution. Il devra, en outre mobiliser des moyens colossaux pour la campagne électorale. S’il faut considérer la vaste étendue de la RDC aux dimensions semi continentales, il est clair qu’un candidat sérieux doit disposer d’un portefeuille plus que bien garni pour faire face aux dépenses qu’exige cet exercice électoral.
TROP DE CANDIDATURES POUR BROUILLER LES CARTES
Mais à analyser le profil de certains candidats qui ont déjà déposé leurs dossiers, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il y en a qui ont été manipulés pour tout simplement brouiller les cartes. Par qui? Cette vaste question est une autre histoire. Car, ne perdons pas de vue que l’élection présidentielle en RDC s’organise en un seul tour. Cela veut dire que le candidat qui obtient le plus grand nombre de voix est déclaré vainqueur, quel que soit le nombre qu’il obtient.
Par rapport à cette donne, il revient aux électeurs de réfléchir de manière intelligente, avant de poser cet acte extrêmement important qu’est le vote qui aura des conséquences sur l’avenir du pays.
Pour ceux qui veulent accéder au pouvoir, leur seule possibilité d’atteindre cet objectif est de se faire violence pour désigner un candidat commun. À défaut, ils préparent la victoire, sans coup férir, du candidat du pouvoir. Dans ce cas, ils ne s’en prendront qu’à eux-mêmes. Ils ne s’en prendront qu’à leur manque de stratégie réfléchie. Les contestations sur la vérité des urnes auraient d’autant plus de mal à passer que les opposants savent ce à quoi ils s’exposent en allant à la présidentielle en ordre dispersé. Muke MUKE