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Passeports : un casse-tête pour les demandeurs
Le passeport congolais demeure le plus cher de la planète terre, en dépit de la décision gouvernementale fixant son prix à l’équivalent en francs congolais de 99 dollars américains. Bien que le demandeur verse effectivement ce montant à la banque, les frais payés aux multiples intermédiaires font qu’au finish la somme globale atteigne l’équivalent de 250 ou plus de dollars américains. Cette brouille dans le processus d’acquisition du passeport en RDC ne date pas d’aujourd’hui. Il est étonnant qu’aucune mesure drastique ne soit prise pour mettre définitivement fin à cette bouillabaisse.
Pourquoi faire subir à la population ce chemin de croix pour acquérir une simple carte d’identité ? Quelle est la procédure utilisée sous d’autres cieux ? Y a-t-il de mal à imiter ce qu’il y a de bon ailleurs ? Pourquoi cette multitude de formalités à remplir ? Là où le bât blesse, c’est le fait de voir un détenteur de passeport dont la validité a expiré revenir sur les mêmes formalités lorsqu’il veut le renouveler. Dans ce cas, le demandeur dépense le même montant que celui qui acquiert cette pièce d’identité pour la première fois. C’est vraiment impensable.
Cette situation maffieuse qui préjudicie bon nombre des demandeurs de passeports doit cesser une fois pour toutes. Puisque l’actuel gouvernement est déterminé à combattre la corruption sous toutes ses formes, il est invité à sortir des sentiers battus en révolutionnant totalement la procédure pour l’acquisition d’un passeport. La grande innovation va concerner la désignation du ministère qui aura désormais les prérogatives d’octroyer cette pièce. À ce propos, quel argument peut-on avancer pour justifier l’attribution de cette charge au ministère des Affaires Etrangères dont la mission est la gestion de la diplomatie du pays ?
La RDC ne doit pas se montrer comme un pays atypique. Là où partout ailleurs c’est au ministère de l’Intérieur que les citoyens d’un pays s’adressent pour se faire octroyer un passeport, en RDC, c’est toute une panoplie de services qui interviennent. Et, comble de malheur, à chaque niveau le demandeur doit payer une somme d’argent.
Dans ce meli mélo, beaucoup de cadres et agents du ministère des Affaires Etrangères se sont détournés de leurs tâches quotidiennes pour s’ingérer dans les méandres tortueux mis en place par les maffieux pour tracasser les pauvres Congolais dont les conditions de vie sont déjà précaires.
Une autre entrave dans cette longue et fastidieuse procédure d’acquisition des passeports concerne le coût d’impression de ces pièces. Alors que la Banque centrale du Congo (BCC) dispose des machines dernière génération capables d’imprimer des passeports de qualité à grande échelle, pour des raisons de rétro commission, certains responsables ont décidé de confier cette charge à des firmes étrangères. Le coût d’impression dû à ces dernières a sans aucun doute un impact sur le prix du passeport.
En tout cas le moment est venu pour le Gouvernement, comme proposé ci-haut, de prendre de manière courageuse des décisions susceptibles de mettre fin à toutes les humiliations que les demandeurs de passeports subissent au ministère des Affaires Etrangères. Une telle position sera l’une des victoires de 100 jours du Gouvernement Suminwa.
Muke MUKE