Dernière minute
Société
La chorale Miséricorde divine de la paroisse Saint François de Sales a effectué, le samedi 25; avril, une visite de réconfort à l'orphelinat AED BBS situé sur l'avenue Bompete au niveau de Jamaïque dans la commune de Kintambo. Cette geste de charité s'inscrit dans le cadre du 12è anniversaire de…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
À Limete, sur l'esplanade de la 11ème rue, le quatrième anniversaire de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) s'est mué en véritable démonstration de force politique, avec comme thème choisi : "On…
Étranger
Rabat – Le Royaume du Maroc condamne l’attaque armée ayant visé une réception tenue à Washington, en présence du Président des États-Unis d’Amérique, Son Excellence Monsieur Donald Trump, a…
Nation
La dénonciation de Kalaa Mpinga Katema place désormais l’Assemblée nationale devant un test de vérité. L’affaire PHC n’est plus une simple querelle d’actionnaires, ni une rumeur de couloir perdue…
Nairobi : le langage de fermeté de Tshisekedi
Que de commentaires en sens divers sur le dernier Sommet de Nairobi. Certains observateurs sur la simple base du communiqué final de la rencontre au Sommet de chefs de l’eastern african community (EAC), sont allés jusqu’à déclarer de manière péremptoire que Nairobi a été un Waterloo pour la délégation rd congolaise.
D’autres se voulant encore plus pessimistes ont argué que le président Tshisekedi était allé à Canossa. Cette lecture du sommet de la capitale kenyane est, cependant, à nuancer fortement. Voire à prendre avec beaucoup de pincettes.
Car, il est d’usage que le communiqué officiel fasse la part belle aux formules convenues et aux diplomatiquement correctes. Question de ne pas blesser les susceptibilités des uns et des autres. Histoire de ne pas humilier l’une ou l’autre partie, au risque même de faire tomber tout l’édifice diplomatique. Même le moins brillant des étudiants en relations internationales connaît par cœur, cette espèce de loi d’airain.
Mais, entre la déclaration finale et les échanges entre chefs d’Etat, il y a bien souvent une marge que seuls les initiés et autres abonnés à la diplomatie de coulisse savent décoder.
Ferme sur la condamnation de l’agression rwandaise
Certes, dans le communiqué final de Nairobi, le Rwanda n’a pas été repris comme pays agresseur de la RDC. Il est vrai aussi que l’épithète « terroriste » qui sied pourtant bien au mouvement M23 n’apparait pas dans la déclaration officielle. Est-ce à dire que le sommet a été une promenade de santé pour Paul Kagame ? Rien n’est moins sûr. Des sources diplomatiques confient que le président rwandais a été indexé comme agresseur de la RDC, en soutenant le M23.
Très remonté contre son voisin envers qui il avait multiplié des gestes forts de bonne foi, le président Tshisekedi a réitéré la position empreinte de fermeté de son gouvernement. Le chef de l’Etat congolais a ensuite exprimé à haute et intelligible voix son refus catégorique de voir le Rwanda participer à la force régionale de l’EAC qui sera bientôt déployée dans l’Est de la RDC. Cette force aura pour mission, d’une part, de traquer les groupes armés locaux et les terroristes du M23, et de l’autre, accompagner le processus DDRCS.
Refus catégorique de voir le rwanda participer à la force
Nombre d’analystes s’attendent à ce que l’opération de la force régionale fasse éclater la vérité au grand jour, à savoir : l’activisme belliqueux du pouvoir rwandais sous couvert du M23.
Par ailleurs, les mêmes sources diplomatiques révèlent que Paul Kagame a été bien en peine de prouver la prétendue collaboration entre les FARDC et les FDLR. Pas plus qu’il n’a convaincu ses homologues de l’EAC de la nécessité pour son armée de participer à la force régionale.
En fait, dans son argumentaire tiré du traditionnel fonds de commerce génocidaire, le président rwandais a rencontré l’intransigeance du numéro 1 rd congolais, qui a exigé le retrait inconditionnel des troupes rwandaises du territoire congolais. Il revient d’apprendre que dans les hautes sphères du pouvoir congolais, on positive sur le déploiement de la force régionale de l’EAC, en ce que cela est un signal fort » des pays frères » pour pacifier la sous-région et la mettre sur l’orbite du développement.
Le déploiement de cette force est aussi perçu comme un test de confiance pour les chefs d’Etat de la communauté de l’Afrique de l’Est. Car, du résultat de cette opération dépendra l’image de cette communauté au sein de l’opinion congolaise.
Enfin, ceux des Congolais – ils sont nombreux – qui en appellent au renforcement de la puissance de feu des FARDC ne seront pas déçus. Car selon les mêmes sources, le Président de la république n’entend pas lésiner sur les moyens, en vue de faire de l’armée congolaise un véritable bouclier contre toute attaque extérieure.
UN milliard de dollars US par an pour moderniser les FARDC
Dans la foulée des décisions du Conseil supérieur de la défense et du Conseil des ministres de vendredi dernier, un budget-programme d’un milliard de dollars américains par an sera bientôt alloué à la modernisation des FARDC et à la formation des hommes de troupe. De quoi booster le moral de l’armée congolaise. De quoi aussi répondre aux attentes légitimes des Congolais qui ne se font pas prier pour rester mobilisés derrière les FARDC, en vue de défendre l’intégrité territoriale, maintes fois violée par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23. José NAWEJ