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Monkeypox : 12 500 cas suspects notifiés dans 22 provinces dont environ 600 morts en RDC
* L’OMS redoute une propagation mondiale
Au moment où la campagne électorale bat son plein en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué diffusé le samedi 25 novembre, l’OMS s’inquiète de l’ampleur de la maladie de Monkeypox (variole du singe) qui, en onze mois, a décimé 581 patients atteints de cette pathologie sur le territoire congolais. En ce moment où l’attention de la population est rivée sur les enjeux électoraux, la variole du singe continue à faire des victimes en silence et sa propagation va croissante. Selon l’OMS, depuis le mois de janvier de cette année, 12.569 cas suspects ont été détectés dans 22 provinces du pays. Cette organisation onusienne redoute la propagation à grande échelle de cette maladie au-delà des frontières du pays, si des mesures urgentes ne sont pas prises.
Au total, 12 569 cas suspects de la maladie de Monkeypox (ou variole du singe) ont été rapportés dans 22 provinces sur 26 en République démocratique du Congo où on note près de 600 personnes mortes de cette maladie avec un taux élevé de contamination, relève un communiqué officiel publié le samedi dernier par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
« Pour ces provinces précitées, 12 500 cas suspects ont été relevés, soit le double du chiffre estimé pour l’année passée « , a précisé un communiqué officiel rendu public par l’OMS et relayé cité par l’Agence congolaise de presse (ACP).
UNE MALADIE ENDEMIQUE
« La variole du singe est une maladie infectieuse causée par le virus de la variole simienne (Monkey pox). Elle est endémique dans les zones des forêts denses d’Afrique de l’ouest et centrale ainsi que celles d’Afrique de l’Est », souligne le communiqué, insistant sur la particularité de cette patholigie dans les régions du Nord et du centre de la RDC.
Selon l’OMS, depuis le mois de janvier de cette année jusqu’au 12 novembre, 12 569 cas suspects de Mpox ont été notifiés, et de cet effectif, 581 morts sont déjà signalés en République démocratique du Congo.
» Il s’agit du nombre de cas le plus élevé, jamais signalé pour une année, certains dans des zones géographiques qui n’avaient jamais fait état de cas de Mpox auparavant, y compris à Kinshasa, Lualaba et le Sud-Kivu« , s’alarme l’OMS dans un rapport de situation.
RESTER VIGILANT
Entre juin, juillet et août dernier, le bilan s’élevait à 112 morts à l’occasion d’une propagation à plusieurs pays européens. En ce moment, l’institution basée à Genève et le ministère congolais de la Santé publique, Prévention et Hygiène mènent une mission ensemble afin d’ »évaluer la situation ».
Le samedi 25 novembre, les spécialistes ont prévenu d’une probabilité d’épidémie à plus grande ampleur du mpox en raison de nouvelles caractéristiques de transmission par voie sexuelle d’un variant du virus. Le risque de propagation du Mpox dans les pays voisins et dans le monde entier semble important.
En mai 2022, des foyers de Mpox avaient été constatés, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis. Soit, loin des foyers originels de la maladie, à savoir une dizaine de pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’ouest.
Au mois de juillet, l’alerte était à son niveau maximal, avant qu’elle soit levée au mois de mai dernier, mais l’OMS avait toutefois appelé à rester vigilant.
TRANSMISSION SEXUELLE
Cette épidémie (entraînée par le clade 2b du virus) s’est propagée avant tout du fait de la transmission par contact sexuel parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. La transmission peut aussi s’opérer par le biais d’objets contaminés. Le total est de 91. 788 cas de Mpox confirmés en laboratoire, dont 167 décès déclarés dans 116 pays et territoires de janvier 2022 au 31 octobre 2023, rapporte l’OMS.
Il existe deux clades connus du mpox : le clade 1 et le clade 2, autrefois appelés clades du bassin du Congo et de l’Afrique de l’Ouest. Selon l’OMS, la RDC n’a jamais signalé des cas liés au clade 2b pendant l’épidémie mondiale. Seul le clade 1 avait été détecté dans le pays. Et jusqu’en avril dernier, aucun cas documenté de transmission sexuelle du clade 1 n’avait été enregistré à l’échelle mondiale.
PREMIER FOYER EPIDEMIQUE IDENTIFIE A KENGE
En avril, rapporte Le Monde, un premier foyer épidémique de cas suspects de clade 1 de Mpox transmis sexuellement a été identifié à Kenge, environ 260 km à l’Est de Kinshasa. » Ces nouvelles caractéristiques de transmission par voie sexuelle [du clade 1] font désormais naître des préoccupations supplémentaires quant à la rapide expansion continue de l’épidémie dans le pays« , renchérit l’agence onusienne en charge de la santé.
Signalée pour la première fois chez l’homme en 1970 en RDC, la maladie qui, cliniquement, est similaire à la variole, se caractérise par des éruptions cutanées ou lésions, qui peuvent apparaître dans la bouche ou sur les organes génitaux.
Des poussées de fièvre, des maux de gorge ou des douleurs ressenties au niveau des ganglions lymphatiques peuvent les accompagner. A ce jour, le taux de mortalité du virus s’établit à 4,6%. La période d’incubation de cette maladie varie de 2 à 21 jours, précise l’ACP.
Les enfants, les femmes enceintes, les personnes vivant avec le VIH contaminés par ce type de variole, présentent les formes graves entrainant des complications voire le décès.
Auparavant, l’épidémie de la variole de singe n’était présente que dans les 11 Provinces sur les 26 de la RDC, avec 6216 cas suspects en 2022. Kléber KUNGU