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Moïse Katumbi: « le sang des innocents doit cesser de couler »
Moîse Katumbi a un coeur déchiré. Le leader d’Ensemble pour la République a exprimé son indignation après l’attaque à la bombe qui a fait, samedi soir, six morts et treize blessés à Beni, au Nord-Kivu.
« Je condamne l’attentat qui endeuille Beni. Mes condoléances aux familles des victimes « , a indiqué Katumbi, visiblement affligé. A haute voix, l’ancien gouverneur du Katanga a exigé que » toute la lumière soit faite sur cette tragédie « . Pour l’homme qui prêche « un nouveau Congo » , le sang des innocents doit arrêter de couler. D’un ton tranchant, il rappelle que les commanditaires et les complices de cet acte odieux doivent être mis hors d’état de nuire.
Déjà le 27 juin 2021, l’explosion d’une bombe artisanale dans une église catholique avait blessé deux femmes. Le même jour, le porteur d’une bombe avait été tué dans l’explosion de son engin près d’un bar et non loin d’une mosquée. La veille un autre engin avait explosé, non loin d’une station-service, sans faire de dégâts. Les autorités avaient accusé les rebelles ADF d’être responsables de ces attentats dans la ville de Beni.
Le Nord-Kivu et l’Ituri sont depuis début mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires, mais qui n’a pas permis jusqu’à présent de stopper les exactions des groupes armés. Dans ces deux provinces de la RDC, les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre des opérations militaires conjointes contre des positions des rebelles du groupe d’origine ougandaise, les Forces démocratiques alliées (ADF).
Groupe le plus meurtrier en RDC, les ADF sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats sur son sol, revendiqués par l’organisation jihadiste État islamique (EI), qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale (ISCAP).