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Mgr Fulgence Muteba fait état de « 45 corps sans vie ramassés «
* L’archevêque métropolitain de Lubumbashi appelle à une sanction sévère contre les auteurs de ce massacre.
Alors que le gouvernement provincial du Haut-Katanga, par la voix du ministre provincial de l’Intérieur, Eric Muta Mulala, a revu à la baisse le nombre de victimes parlant de 8 morts, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque métropolitain de Lubumbashi, fait état de 45 morts. » Dans l’Eglise catholique, on cite les noms de ceux pour qui on prie. Sans m’engager dans la guerre des chiffres, nous prions pour les jeunes dont les corps sans vie ont été ramassés ou disparus « . C’est en ces termes que le prélat catholique s’est exprimé pour égrener la liste de ces jeunes massacrés le jeudi 23 mars dernier au quartier Kilobelobe dans la commune de Kampemba à Lubumbashi.
La guerre des hiffres est totale : 25 jeunes assassinés pour la Société civile de la ville cuprifère, 8 seulement pour le gouvernement provincial, contre 45, liste à l’appui, pour Monseigneur Fulgence Muteba, les trois sources d’informations se livrent à une véritable guerre via des chiffres.
Toutefois, dans son homélie à la messe des morts que le prélat catholique a dite le 16 avril courant, il s’offre quelques minutes pour prodiguer des conseils aussi bien aux militaires qu’aux commanditaires et aux exécutants du massacre. A ceux qui ont choisi de servir la nation sous le drapeau, il leur a rappelé le commandement divin selon lequel » Tu ne tueras point » (Ex.20,13). Il a ensuite renchéri que » porter une arme est une responsabilité pleine de noblesse. Cette arme qu’ils serrent sur leurs poitrines n’est pas destinée à tuer des civils sans armes, sans défense. Elle est destinée à autre chose : défendre l’intégrité du territoire (…) «
Quant » aux commanditaires et aux exécutants de ce meurtre collectif « , Mgr Fulgence Muteba » rappelle que personne au monde n’a le droit de décider de la vie ou de la mort d’un être humain. Ce pouvoir revient au seul Dieu (…) « .
Comme pour souligner l’ampleur du drame qui a frappé la ville de Lubumbashi, il rappelle en ces termes » Ce qui s’est passé en mars à Lubumbashi n’est pas à minimiser, encore moins à masquer. On aurait tort de le banaliser, comme si la vie des jeunes trépassés ne comptait pas. » Kléber KUNGU
HOMELIE A LA MESSE DES MORTS DE LA JUNAFEC
MONITION D’OUVERTURE
Quand frappe la mort, il est difficile de s’enfermer dans l’indifférence. Réalité tragique, la mort sème la désolation et brise l’harmonie sociale. Forts de la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, nous nous réunissons dans cette cathédrale pour prier pour nos jeunes frères ou enfants de la JUNAFEC qui nous ont quittés dans les conditions tragiques que nous connaissons tous, mais qui restent néanmoins encore à élucider.
A travers cette célébration liturgique, comme Rachel, inconsolable, qui pleura ses enfants massacrés ; comme Jésus qui pleura son ami Lazare, avant de le faire revenir à la vie, nous venons dans ce lieu saint pleurer ces jeunes, dont on a supprimé la vie avec méchanceté, et prier pour eux.
Nous souvenant d’eux, nous nous rappelons ce qu’ils ont réalisé de bon, de beau et de vrai, dans leur vie sur cette terre, et, dans la foi en la résurrection, nous les confions à la miséricorde divine.
Pour que notre célébration soit agréable à Dieu, commençons par lui demander pardon pour nos péchés.
HOMELIE
Frères et sœurs dans le Christ,
La lumière de la résurrection du Christ est assez éblouissante pour nous faire comprendre que Jésus a vaincu la mort, une fois pour toute. Prémices de ceux qui sont morts’’ comme a dit l’apôtre Paul (Cfr 1 Co 15, 2à), Jésus est ressuscité pour nous donner la vie qui n’aura plus de fin, après avoir cloué la haine et la violence sur le bois de la croix (Cfr 1Ep. 2, 16).
La résurrection du Christ a pour nous, Chrétiens et chrétiennes, une importance capitale. C’est elle qui donne sens à notre foi, à tout ce que nous confessons dans le Credo, quand nous disons je crois en Dieu…, et à tout ce que nous célébrons dans la foi. Saint Paul a eu raison de dire aux Corinthiens que «Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi est votre foi (1 Co 15, 14). Or, a-t-il poursuivi, Christ est bel et bien ressuscité des morts (1 Co 15, 20).
Nous croyons en un Dieu vivant, c’est pourquoi nous pouvons lui adresser notre louange en sa gloire, nos prières, nos projets, nos lamentations, nos plaintes, etc. ; et nous savons qu’Il nous écoute. Le Dieu de Jésus Christ, auquel nous croyons, est un Dieu tout puissant. En son Fils, Jésus, il a vaincu les ténèbres de la mort et a triomphé sur le mal. Sur lui, la mort n’a plus aucun pouvoir.
Jésus, en effet, est la résurrection et la vie (Cfr Jn 11, 24 ). Pendant son ministère public, il avait prononcé des paroles qui nous réconfortent et nous consolent dans ces circonstances douloureuses qui nous réunissent ici. « Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jn 11, 25-26).
Ce propos est bouleversant. Cependant, il nous rassure. En effet, la vie de tout celui qui croit en Jésus ne s’arrête pas avec la mort. Elle continue dans l’au-delà. Pour nous chrétiens, la mort n’est pas la fin de tout. Elle n’est qu’un passage qui nous ouvre à un type nouveau de vie, celle qui ne connaît ni souffrances, ni fin. Mais pour avoir droit à cette vie sans fin, il faut plaire à Jésus dans sa vie sur cette terre, aimer les autres comme il l’a fait, venir en aide aux pauvres, aux faibles aux marginaux, observer les commandements de Dieu, vivre en harmonie avec ce que Jésus a enseigné sur cette terre.
Jésus a également dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi »(Jn 13, 6). Jésus est le médiateur par excellence, le Messie que Dieu nous a envoyé sur cette terre pour nous montrer le chemin qui va vers le Père. Son enseignement, ses gestes, ses attitudes, les signes qu’il a posés, dévoilent son identité et indiquent, justement, la voie qui mène vers le Père.
Dans le passage de l’Evangile que nous avons entendu, il est frappant d’entendre dire que Jésus a pleuré son ami Lazare, à qui il a permis de revenir à la vie. Ça peut paraître drôle qu’un Dieu, fût-il Fils, se mette à pleurer. Mais Jésus n’était pas seulement Dieu, mais il était aussi homme. Le fait qu’il a pleuré n’est sans doute pas un détail inutile, noté par l’évangéliste Jean.
Le Seigneur veut nous donner une double leçon. D’une part, il veut nous montrer que pleurer ceux qu’on aime est naturel. C’est un devoir incontestable. C’est une manière de leur rendre hommage et d’affirmer la beauté des liens d’amour qui nous unissaient à eux. Lui aimait Lazare. Même les juifs qui ne voulaient pas de lui en ont fait le constat. Ayant appris sa mort, il l’a pleuré, en voyant ses sœurs, Marie et Marthe, en sanglots. Saint Paul dire plus tard aux romains : « Pleurez avec ceux qui pleurent » (Rm 12, 15). D’autre part, le Seigneur veut nous enseigner que la compassion, est une valeur cardinale. Avoir un cœur qui compatit avec ceux qui sont dans la peine est la meilleure façon de les consoler quand frappe le malheur.
Nous sommes ici pour compatir avec les familles qui ont perdu leurs enfants, dans des conditions tragiques qui révoltent. Les cris des mamans qui ont perdu leurs enfants dans cette tragédie rappellent la complainte et les pleurs de Rachel, que le prophète Jérémie nous fait entendre dans la première lecture :
« Dans Rama on entend une voix plaintive, des pleurs amers : Rachel pleure sur ses enfants, elle refuse tout réconfort, car ses enfants ont disparu » (Jér 31, 15).
Rama, ville située à environ huit kilomètres au nord de Jérusalem, avait été le théâtre de massacres abominables, commis par des envahisseurs. Rachel en pleurs, refusant toute consolation, est l’image de toutes les mères ici présentes, qui ont perdu leurs enfants dans ce massacre du 23 mars dernier, sans savoir pourquoi une telle mort. Bien sûr que Jérémie prophétisait aussi ce qui allait se passer, plusieurs milliers d’années plus tard, lorsque, voulant éliminer l’Enfant Jésus, le roi Hérode ordonnerait le massacre d’enfants innocents de Bethléem, âgés de moins de deux ans (Mt 2, 16-18).
Ce qui s’est passé il y a très longtemps n’a rien de différent de ce qui s’est passé à Kilobelobe en mars dernier. Massacre odieux, d’une violence inouïe. Le chagrin des mères, des pères et des familles de ces jeunes à fleur d’âge, de cette tragédie barbare, ce chagrin, donc, est tout aussi profond que le cri de pleur de Rachel. Naturellement, l’émotion des lamentations, surtout de ces femmes, qui ont vu disparaître leurs enfants touche toute personne ayant un cœur humain. Face à l’ampleur de cette tragédie inqualifiable, de nombreuses questions se bousculent dans nos têtes. Pourquoi un tel massacre ? Quel est le message qu’il recèle et qu’est-ce que ces auteurs veulent transmettre à notre peuple, spécialement celle de Lubumbashi ? Il n’est un secret pour personne : le visage de la ville de Lubumbashi est de plus en plus défiguré. A cause de l’insécurité et des tueries aveugles, notre ville tend à devenir l’épicentre de la violence, une cité de sang, une société de la mort, où les habitants font l’amère expérience d’être abandonnés à eux-mêmes. On tue sauvagement, on cambriole, on attaque sans vergogne, on arrache de l’argent et des biens, on viole impitoyablement, ainsi de suite. L’ampleur de la tragédie noie tous les efforts des autorités, qui, il faut l’avouer, font ce qu’elles peuvent. Chaque fois que le soleil se couche, les habitants de Lubumbashi, toutes tendances confondues, s’interrogent : à qui le prochain tour ? D’autres villes de la province ne sont pas épargnées par le drame.
Dans un tel contexte, la hausse du prix de la farine et des denrées de première nécessité s’invite avec son lot de malheurs. S’y ajoutent d’autres phénomènes comme les frustrations dues aux difficultés
d’enrôlement des électeurs. Assurément, comme une marmite au feu qui boue, le Katanga est sous le choc et sous haute tension sociale. La tension est vive. Il faut être aveugle pour ne pas s’en rendre compte.
Comme si cela ne suffisait pas, il y a aussi la psychose, la colère et l’indignation de la fameuse proposition de loi dite de Tshiani, qui vient s’ajouter à une situation déjà très tendue. Cette proposition de loi discriminatoire nous recule de plusieurs années. Elle fait l’éloge de la stigmatisation et porte les germes d’une dangereuse exclusion dont les conséquences sociales sont incalculables, au Katanga et ailleurs au Congo. Exclure et empêcher certaines personnes d’assumer des responsabilités dans un pays à cause de quelque chose qu’elles n’ont pas choisi est une absurdité. Le simple fait d’inscrire cette proposition de loi au menu d’une session de la chambre des élus du peuple, en pleine année électorale, est synonyme de saboter la cohésion nationale et de miner le processus électoral en cours. De plus, soumettre cette proposition de loi controversée au débat parlementaire relèvera d’un jusqu’auboutisme têtu qui plongera notre société dans une crise grave. Si ce pas est franchi, malgré de nombreuses voix contre qui se sont levées dans plusieurs milieux, l’on comprendra alors que la politique dans notre pays, a atteint le niveau le plus élevé du sophisme et de la manipulation. Elle n’a plus rien à voir avec la recherche du bien commun et d’art de bien diriger la société, qui constituaient jadis la passion noble de la Grèce du temps de Platon. Et ça c’est dangereux ! La sagesse conseille de laisser tomber purement et simplement cette proposition de loi.
Frères et sœurs,
Sur ce fond, je condamne avec la dernière énergie le massacre de Kilobelobe. La vie humaine, faut-il le répéter, est sacrée. On ne l’achète pas en pharmacie, ni nulle part ailleurs. La vie est un don, que seul Dieu sait faire, gratuitement et en toute générosité. Elle n’a pas de prix ou plutôt son prix est inestimable.
«Tu ne tueras pas » (Ex 20, 13), dit un commandement de Dieu. De même, la dignité humaine est inaliénable. Logiquement, on ne peut donc pas supprimer bonnement cette vie et fouler au pied la dignité de telle ou telle autre personne, quelqu’en soit le motif.
Aussi, je tiens à rappeler à ceux de nos compatriotes qui ont choisi de servir la nation sous le drapeau que, porter une arme est une responsabilité pleine de noblesse. Cette arme qu’ils serrent à leurs poitrines n’est pas destinée à tuer des civils non armés, sans défense. Elle est destinée à autre chose : défendre l’intégrité du territoire devant la menace et combattre les ennemis de la République et non les compatriotes civils de surcroît, qu’elle que soient leurs opinions politiques, quelles que soient leurs idéologies. Aussi faut-il rappeler que, dans une société organisée, les affaires entre civiles sont de nature à être réglées par la police et non par l’armée.
Aux commanditaires et aux exécutants de ce meurtre collectif, je rappelle que personne au monde n’a le droit de décider de la vie ou de la mort d’un être humain. Ce pouvoir revient au seul Dieu qui, comme dit le livre de Job, peut donner et peut reprendre (Cfr Jb 1, 21). Le sang des innocents a toujours crié vengeance. Il faut arrêter l’insécurité et les tueries aveugles. Elles ne sont dans l’intérêt de personne ; ni de ceux qui ont la charge de diriger la population, ni dans celui des dirigés.
Je tiens à rappeler que Lubumbashi, pour ne parler que de notre ville, a une histoire faite des hauts et des bas. Le Katanga aussi. En effet, il y a trente ans, dans cette ville, a eu lieu le massacre des étudiants de l’UNILU, qui a suscité une grave controverse et une crise politique qui a largement affaibli le régime en place et a entraîné une crise diplomatique avec certaines puissances mondiales, dont on se souvient encore avec amertume. Du sang et des larmes ont coulé. Abondamment. L’histoire étant chargée de leçons, il faut arrêter les tueries et les massacres. Il serait téméraire de répéter les moments tragiques de cette histoire mouvementée qui ne fait que repousser le bonheur de la population congolaise. Le chemin de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation est le plus sûr pour asseoir une réelle démocratie et un type de développement durable. Que je sache, les habitants de Lubumbashi ou vivant au Katanga aspirent profondément à la paix. Il faut les encourager sur cette voie, pleine de sagesse et de noblesse. Pareille voie exclut toute forme d’exclusion, de stigmatisation et de manipulation enrobées dans une prétendue promotion de la souveraineté de notre pays qui empoisonne son avenir radieux. Arrêtons de jouer au jeu dangereux qui frustre des pans entiers de notre population et employons-nous à bâtir un Congo où chacun a sa place et peut apporter de quoi il est capable pour son édification, pour l’intérêt non pas d’une élite privilégiée, mais pour l’intérêt de la majorité, sinon de tous.
Levons nos voix pour que le Seigneur accueille ces enfants, emportés par la fureur de la violence et de la haine, qu’une fois de plus, je condamne. Je leur rends un vibrant hommage et je salue leur mémoire, en exigeant une enquête indépendante et un procès crédible, jusqu’à ce que la vérité soit entièrement établie. Les auteurs de cette tragédie méritent une sanction exemplaire. En vertu de la mission prophétique de l’Eglise, que je représente, j’exige qu’ils soient sévèrement punis. Je présente mes condoléances à toutes les familles éplorées et je m’engage à prier pour ces victimes de la barbarie humaine.
Dans l’Eglise catholique, on cite les noms de ceux pour qui on prie. Sans m’engager dans la guerre des chiffres, nous prions pour les jeunes dont les corps sans vie ont été ramassés ou disparus. Il s’agit de :
1. NYEMBO LODRICK
2. MUYUMBA NORBERT
3. NGOY KARIKUBU WADILWE
4. LUSANGA TAMBWE
5. MUYAMBA JENOVICK
6. MAJITA
7. KABARI ROMAIN
8. KAMWANGU KABASHI
9. BANZA LENGE SAMMY
10. ILUNGA DANIEL
11. KALOTA JEAN
12. KABANGU MUTOMBO
13. SAMY TETU
14. KAYINDA ILUNGA GELORD
15. TSHIBANGU GENOVICK MATTHIEU
16. EBONDO KYUNGU PATRICK
17. KABONGO EMA
18. MBAYA KALOJI
19. MBAYO JULE
20. MIJIBU LILOLO
21. ILUNGA GLOIRE
22. MBUYI SHADRAC
23. MWALA ALAIN
24. KAPEND GLOIRE
25. TAMBWE ENOC
26. KASHOLU AMISI
27. MWAMBA ILUNGA
28. NGOY KASONGE FRANÇOIS
29. KABEYA MWAMBA
30. KATOKA JUSTIN
31. LENGE NDAYI SAMY
32. NKULU VINCENT
33. SENGA TAMBWE
34. KAZDI KYUNGU
35. TSHOMBA KEN
36. KISIMBA MWAMBA BEN
37. TSHISOLA MUJINGA
38. MWAMBA LUBANGULA
39. KAINDA ILUNGA GUELORD
40. KASANULA EMMANUEL
41. NDAY NYEMBO PATIEN
42. MBAYA KALUNGU JUSTIN
43. KABALU MWALA ROMAIN
44. UN CORPS D’UNE FEMME INCONNUE
45. UN CORPS D’UNE FEMME INCONNUE VENDEUSE
Frères et sœurs,
Ce qui s’est passé en mars à Kilobelobe n’est pas à minimiser, encore moins à masquer. On aurait tort de le banaliser, comme si la vie des jeunes trépassés ne comptait pas. Des vies humaines ont été fauchées, pour une raison qu’on ignore. C’est une alerte malheureuse qui peut conduire à un désastre dont personne ne peut avoir le contrôle. Il faut arrêter l’insécurité, les tueries et la haine. Absolument.
Face à cette tragédie, qui nous plonge dans la tristesse, je vous invite à vous tourner vers le mystère de l’espérance, en nourrissant l’espoir qu’un jour nous nous retrouverons avec ces jeunes dans un autre monde, celui de l’éternité, monde où Jésus trône dans sa gloire à la droite du Père céleste. L’espérance nous console. Que, dans sa miséricorde divine, le Seigneur accueille leurs âmes dans la félicité éternelle.
Que par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, les âmes de nos jeunes défunts reposent dans la paix du Christ.
Amen.
Lubumbashi, le 14 avril 2023.
Fulgence MUTEBA MUGALU,
Archevêque Métropolitain de Lubumbashi.