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Le port en eau profonde de Kribi au Cameroun
Au brise-lames de la première phase du port de Kribi au Cameroun, M. Xu Huajiang, directeur général de la Société régionale d’Afrique centrale de China Harbour, nous a expliqué les grandes étapes de la construction de ce grand port. Au cours de la première phase de construction, la plus grande drague du monde a été utilisée. La profondeur naturelle de l’eau est de huit mètres. Pourtant grâce à un creusement continu, la profondeur de l’eau atteint maintenant 16 mètres.
Selon la planification, le port de Kribi comptera 22 postes d’amarrage. Dans les temps à venir, si toute cette zone de construction est couverte, le port en eau profonde de Kribi sera l’un des plus grands ports en Afrique.
M. Xu nous a raconté le début de cette expérience en Afrique qui a changé sa vie. En 2000, son entreprise avait besoin d’un responsable financier pour son bureau au Nigeria. À l’époque, il venait d’obtenir son diplôme universitaire deux ans plus tôt. Son supérieur pensait qu’il devait travailler en Afrique pendant un certain temps. C’est ainsi qu’il a obtenu l’occasion d’aller au Nigeria pour entamer sa belle histoire de 23 ans en Afrique.
L’un des témoins privilégiés du développement de la coopération sino-africaine, M. Xu nous a partagé ses constats. Selon lui, en dehors de la construction des infrastructures, les entreprises chinoises en Afrique se sont impliquées dans le développement de l’économie régionale en participant activement à la planification des pays.
Qu’est-ce qui l’impressionne le plus dans l’initiative « la Ceinture et la Route » ? « C’est la communion d’esprit entre les peuples », a immédiatement répondu M. Xu.
Avant la construction du port, le gouvernement a élaboré un plan qui nécessitait l’acquisition de terres. Il y a un petit village au port, où les habitants pêchent depuis des générations. À cette époque, les villageois étaient très inquiets pour leur futur gagne-pain. Au lieu de simplement rendre public les bénéfices que le projet leur apporterait, l’entreprise a essayé de comprendre leurs difficultés. Par exemple, quand le gouvernement les relocalisait dans un nouvel endroit, de gros équipements ont été envoyés pour les aider à niveler le terrain. D’abondants matériaux ont été mis à leur disposition, et même après le démarrage du projet, des jeunes ont été recrutés et formés pour devenir des travailleurs qualifiés. Beaucoup d’entre eux continuent à travailler jusqu’à présent. L’entreprise chinoise s’efforce de contribuer au développement des villages locaux de plusieurs façons.
De nombreuses difficultés ont été surmontées durant la construction du port. M. Xu, tout fier, nous a confié : « Après avoir construit ce port en trois ans, nos partenaires européens et français, ont tous trouvé cela incroyable. Mais nous l’avons réalisé. »
Selon lui, les ports, les routes et les ponts construits par la Chine ouvrent désormais non seulement des canaux géographiques, mais rapprochent également les cœurs des habitants du pays où se trouvent ces infrastructures. Quand les cœurs seront proches, l’avenir promet une meilleure coopération.