Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) haussent le ton face au débat sur la révision de la Constitution. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire du 18…
Le PNUD prend en charge plus de 40 mille survivantes des violences sexuelles
Selon le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), plus de 40 mille survivantes des violences ont été dénombrées au cours des cinq dernières années. C’est pourquoi, parmi les interventions de cet organisme onusien en RDC, la lutte contre les violences sexuelles et le renforcement de l’autonomisation socioéconomique des femmes se trouvent en pole position. Parmi ces survivantes, 60 % sont des mineures. Ces victimes sont prises en charge par le PNUD à travers son programme «JAD».
A ce propos, Mama Damien, le Représentant Résident du PNUD/RDC a indiqué dernièrement qu’’ en tant que partenaire de la RDC dans le programme de lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion, le PNUD a réussi à dénombrer plus de 40.000 mille survivantes des violences dont 60% de mineures au cours des cinq dernières années ,et assure leur prise en charge médicale, psychosociale et juridique, mais aussi la réinsertion socio-économique de plus de quinze mille d’entre elles, à travers le programme de lutte contre les violences basées sur le genre.
Selon Mama Damien, le travail que le PNUD abat permet non seulement la réinsertion socio-économique des femmes, mais aussi la promotion du leadership féminin. Le PNUD n’est pas seul dans ce domaine, a-t-il précisé , en indiquant qu’il y a d’autres acteurs du système des Nations-Unies et des organisations bilatérales, mais le programme est rendu plus réalisable grâce aussi au gouvernement congolais qui a récemment pris la décision de mettre en place des centres de santé intégrés multisectoriel (multiservices ) pour la prise en charge des femmes victimes des violences sexuelles.
Pour mémoire, JAD est un programme conjoint des Nations-Unies d’une durée de 5 ans et d’un montant de 18 millions dollars américains lancé en décembre 2018 ; Il est financé par le ministère des Affaires Mondiales du Canada dans cinq provinces de la RDC dont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Kasaï Central et Kinshasa.
Son principal objectif est de contribuer à la réduction des violences basées sur le genre (VGB) à, travers l’adoption d’attitudes et de normes socioculturelles respectant l’égalité des sexes, le renforcement du pouvoir et de la résilience des survivant(e)s à travers une prise en charge holistique et le renforcement de la coordination au niveau national dans une perspective d’appropriation nationale.
Depuis 2018, le programme JAD a à son actif 12 centres intégrés des Services Multisectoriels (CISM) devant assurer une prise en charge holistique des survivant(e)s des violences basées sur le genre.
Dans un tout autre domaine , celui ayant trait au programme de développement de 145 territoires (PDI-145 T), le N°1 du PNUD/RDC a révélé que son organisme compte livrer au cours du mois de novembre 19 premières infrastructures dont 11 dans la province du Sud-Kivu, 2 dans la province du Tanganyika, 3 dans le Maniema et 3 dans la Tshopo. Et plus de 90 infrastructures avant la fin du mois de décembre. Il sied de savoir que le PNUD a à sa charge la construction de 764 infrastructures économiques de base sont 334 écoles primaires, 245 centres de santé et 52 bâtiments administratifs dans 9 provinces à savoir : Tshopo, Bas-Uélé, Nord-Kivu et Sud-Kivu, Tanganyika, Maniema, Tshuapa, Kasaï et Mongala. 631 infrastructures sont en cours de construction.
Ce retard dans la livraison, a fait comprendre Mama Damien, est dû aux lenteurs liées aux défis logistiques qu’a connus le PNUD dans le démarrage des travaux, et à l’impératif de protéger l’argent public, de faire en sorte que tout dollar qui est alloué au niveau central, soit ressenti au niveau local. Muke MUKE