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Le PFCIGL forme 57 multiplicateurs sur les normes minimales de traitement des commerçants transfrontaliers dans la Région du COMESA pour une sensibilisation accrue et une appropriation
Ce 8 décembre dans la ville d’Uvira, province du Sud Kivu en RDC, le Projet de Facilitation de Commerce et intégration dans la région des Grands Lacs, PFCIGL, en sigle, a lancé la formation de 57 multiplicateurs, petits commerçants transfrontaliers, les agrippeurs, les membres de la fédération des entreprises du Congo, les agents de la division du Commerce, les membres de la société civile. La formation se déroulera en deux vagues. Les participants viennent de Sange, Luvungi,Uvira et Kiliba.
Pour Dieudonné Nzonga, responsable administratif et financier du PFCIGL et représentant du Coordonnateur National du PFCIGL, à travers cette formation, le PFCIGL vise à aider les acteurs du commerce transfrontalier à connaitre leurs droits et devoirs pour faciliter l’exercice d’un commerce fluide et sans tracasseries.
Traiter dignement les commerçants
Par exemple, les normes obligent les agents des services à porter des uniformes identifiables ; les commerçants ont le droit de traverser la frontière sans harcèlement et en toute dignité dans le traitement de leurs documents et contrôles…La libre circulation des personnes et des biens assure une bonne liberté économique.
Le COMESA reconnaît l'importance que revêt le petit commerce transfrontalier, y compris les flux commerciaux informels, et a élaboré un certain nombre de politiques et de mécanismes destinés à faciliter le commerce transfrontalier tels que le Régime commercial simplifié (Récos). Les bénéficiaires du Programme sont principalement les petits commerçants (les femmes commerçantes représentent en moyenne 70 à 80 % des petits commerçants de la région COMESA) qui traversent régulièrement les frontières pour vendre et acheter des marchandises, ainsi que les associations de petits commerçants. Le petit commerce transfrontalier contribue également à la sécurité alimentaire régionale, en acheminant des denrées alimentaires des régions excédentaires vers les régions déficitaires et reculées.
Ces nomes mettent fortement l’accent sur la dimension genre et définissent un ensemble de droits et d’obligations de base pour les commerçants et les agents aux frontières, celui-ci étant nécessaire pour formaliser le commerce transfrontalier" explique Célestin Buchekuderwa, responsable de la composante commerce du PFCIGL. Corneille Wasikwa Mukamba chef de Division Provinciale du commerce extérieur sud- Kivu souligne que ces initiatives visent à formaliser le commerce transfrontalier dans la région pour permettre à l’Etat de mieux encadrer les commerçants et les recettes publiques.
La RDC et la République du Burundi se sont engagés à mettre en œuvre ces normes à travers l’accord commercial signé le 29 avril 2022 qui stipule à son article 8, alinéa 2 : « les deux pays s’engagent à mettre en œuvre le RECOS et à appliquer la charte du COMESA à tous les postes frontières.

Outiller les commerçants
Ces mesures couvrent les formalités de dédouanement, les procédures d’immigration, ainsi que la certification et la coordination entre les différentes agences aux frontières. Elles s’appuient sur les instruments qui ont déjà été convenus au niveau du COMESA sur la facilitation du commerce. Il s’agit entre autres Régime Commercial Simplifié (RECOS) du COMESA ainsi que la charte sur les normes minimales pour le traitement des petits commerçants transfrontaliers (PCT) dans la région du COMESA.
Les participants sont formés sur les normes minimales et leur importance, la manière de défendre et de promouvoir les droits dans le respect des textes et développer des compétences de sensibilisation et de vulgarisation auprès des autres commerçants.
Le 57 multiplicateurs (39 multiplicateurs commerçants, 12 représentants FEC/société civile/agripreneurs, 4 chefs de bureaux du commerce extérieur, et 2 membres de l’équipe projet) formés sur les normes minimales.
Pepe Mikwa