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Le gouvernement recrute bientôt 13.000 policiers supplémentaires
Le Gouvernement congolais recrute bientôt 13.000 policiers en vue de renforcer la lutte contre l’insécurité. L’annonce a été faite récemment par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Peter Kazadi.
Cette déclaration du patron de l’Intérieur a été faite à l’issue d’une audience qu’il a accordée à une délégation des élus de la province du Kongo Central, venue lui faire part de leurs préoccupations suite à la recrudescence des cas d’insécurité dans cette entité politico-administrative.
Ces cas d’insécurité sont devenus récurrents notamment à Songololo et à Lufu où des Kuluna, matraqués à Kinshasa, ont trouvé refuge et sèment mort et désolation.
« Ces jeunes délinquants n’ont aucun respect pour la vie humaine. Ils agissent comme des écervelés, causant de nombreux dégâts tant matériels qu’humains partout où ils passent« , déplore un des députés reçus.
HALTE AUX COUPEURS DE ROUTE
Le Caucus des élus du Kongo Central a aussi soumis au VPM en charge de l’intérieur la question des coupeurs de route qui opèrent sur le tronçon Inkisi-Matadi-Boma-Muanda. Ces hors-la-loi mettent en mal les paisibles citoyens et surtout les automobilistes qui circulent sur cette voie.
Une autre problématique soulevée par les représentants de la population du Kongo Central est celle relative à l’interdiction faite aux motocyclistes communément appelés « Wewa », de circuler à Muanda. Cette décision a provoqué une tension perceptible dans cette cité. « Il faut y mettre fin », a indiqué un des élus du Kongo Central.
PLUS DE POCHES D’INSECURITE
Aux dires des membres du caucus des députés de la province du Kongo Central, les poches d’insécurité sont perceptibles à travers tout le pays. C’est le cas au Nord-Nord où les islamistes ADF et les terroristes du M23 martyrisent les populations locales. Le cas également de Kwamouth à la merci des hommes armés.
Ces poches d’insécurité se retrouvent également à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut Katanga. Cette ville est devenue également un foyer de tension.
Récemment, plusieurs jeunes gens, estampillés Union nationale des fédéralistes congolais (UNAFEC), parti cher à feu Gabriel Kyungu wa Kumwanza, ont été tués.
Indignée de voir cette situation passée sous silence, sans la moindre réaction du pouvoir, la sénatrice Francine Muyumba, élue du terroir, a décidé de suspendre sa participation aux séances plénières de la chambre basse du Parlement. Elle entend ainsi faire pression sur le gouvernement pour l’amener à clarifier cette situation et à y mettre définitivement fin.
S’agissant de la ville de Kinshasa, la sempiternelle question de l’insécurité fait couler beaucoup d’encre. Les Kuluna, ces gangsters urbains se comportent comme dans un territoire conquis.
« Si aujourd’hui le gouvernement décide de prendre cette question par-dessus le bras, il mérite d’être encouragé et soutenu. Cependant, le recrutement des policiers ne doit pas se faire vaille que vaille. Il y faut de la rigueur. On ne devrait pas introduire dans ce corps des personnes à la moralité douteuse« , alerte nombre d’analystes. Muke MUKE