Dernière minute
Société
Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Lieutenant - Général Kabwit, chef du Service national (SN) et de la Task Force présidentielle pour l'assainissement de la ville de Kinshasa, vient de monter au créneau pour stigmatiser le…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Le Gouvernement a annoncé l’interdiction, à partir du 15 novembre 2026, de la navigation des baleinières en bois sur le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau ainsi que les lacs.…
La flambée des prix, menace la sécurité alimentaire des Congolais
Une flambée des prix des denrées alimentaires s'observe actuellement à Kinshasa. La Ligue congolaise des droits des consommateurs (Lisco) a alerté le mercredi 6 août sur la difficulté croissante des Congolais à accéder aux produits de première nécessité, menaçant gravement la sécurité alimentaire et le bien-être de la population.
Le président de la Lisco, Serge Mbuya Kilobo, a laissé entendre que cette situation force les familles à consacrer une part disproportionnée de leurs revenus à l'alimentation, au détriment d'autres besoins essentiels. L'insécurité alimentaire conduit également à une malnutrition accrue, particulièrement chez les enfants, compromettant leur développement à long terme.
Pour sa part, Grâce Munkulu, économiste à l'Université pédagogique nationale (UPN), ajoute que les infrastructures défaillantes, la corruption et l'insécurité dans plusieurs régions aggravent la situation. La dépréciation du franc congolais et les conflits armés dans l'est du pays frappent de plein fouet les ménages les plus vulnérables.
La page Facebook " Les consommateurs lésés " a particulièrement mis en lumière les prix exorbitants pratiqués par un groupe français, Carrefour, récemment implanté à Kinshasa. Des exemples frappants, comme trois pommes vendues à 67 000 FC ou un jus Innocent à 64 000 FC (alors qu'il coûte environ 3 € en France), ont suscité l'indignation.
Protéger le pouvoir d'achat des ménages
Face à cette flambée des prix et les dénonciations, le ministre de l'Économie a annoncé le mardi 5 août, l'envoi d'une équipe de son ministère pour une mission de contrôle des prix dans les supermarchés et grandes surfaces de Kinshasa. Cette opération sera étendue à l'ensemble du territoire national.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des actions de collecte de données et de suivi régulier des prix.
Le ministère a affirmé son engagement à assurer une régulation rigoureuse et équitable pour protéger le pouvoir d'achat des ménages. Les missions visent à garantir la conformité des pratiques tarifaires avec les principes d'équité, de transparence et de protection du consommateur.
La flambée des prix des denrées alimentaires en RDC est un défi urgent qui exige une réponse coordonnée pour protéger des millions de vies et de moyens de subsistance.
Selon le rapport 2023 du Programme alimentaire mondial, plus de 28 millions de personnes en RDC souffrent d'insécurité alimentaire, dont près de 4 millions se trouvent en situation d'urgence. Des acteurs économiques locaux pointent du doigt la forte dépendance du pays aux importations alimentaires et les inefficacités de la chaîne d'approvisionnement comme causes principales.
Fyfy Solange TANGAMU et Environews