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Kinshasa : le paiement de l’IPR conditionne l’accès à certains services !
À Kinshasa, la tension monte autour de l’exigence du paiement de l’Impôt personnel sur les revenus (IPR), désormais présenté comme condition préalable pour accéder à plusieurs services publics. Une mesure qui suscite incompréhension et colère au sein de la population kinoise, déjà éprouvée par une conjoncture économique difficile.
A Kalamu, une scène s’est déroulée hier mardi 03 mars, devant la maison communale. Le bourgmestre de commune, Charly Luboya, positionné à l’entrée du bâtiment, veille personnellement à l’application stricte des nouvelles instructions attribuées au gouverneur de la ville, Daniel Bumba. L’accès aux services de l’État est désormais conditionné à la présentation d’une preuve de paiement de l’IPR.
Dans le lot des taxes évoquées figurent également l’impôt sur le loyer ainsi que l’impôt sur les revenus locatifs, notamment pour les bailleurs. Pour de nombreux habitants, cette rigueur fiscale soudaine ressemble à un coup de massue.
Un traitement humiliant
«Nous ne sommes pas contre le paiement de l’impôt», confient plusieurs Kinois interrogés par notre rédaction. «Mais comment payer lorsque nous vivons déjà en dessous du minimum vital ?» La principale critique porte moins sur le principe de la fiscalité que sur l’absence de sensibilisation préalable et les méthodes jugées brusques dans l’application de la mesure.
Des usagers dénoncent un traitement qu’ils estiment humiliant, parlant d’un accès bloqué aux services administratifs essentiels.
Plusieurs tentatives de notre rédaction pour échanger avec l’autorité municipale de Kalamu sont restées sans succès.
Dans une ville où la survie quotidienne constitue déjà un défi pour une large frange de la population, cette décision ravive le débat sur l’équilibre entre mobilisation des recettes publiques et protection du pouvoir d’achat des citoyens.
Par ailleurs, le bourgmestre de Kalamu, Charly Luboya, fait l’objet d’autres accusations dont les détails restent à vérifier. Dossier à suivre.
César IPOKA