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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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Kasaï-Oriental : L'Assemblée provinciale exige la démission du gouverneur sous 48 heures
La province du Kasaï-Oriental est plongée dans une crise politique majeure à la suite de la décision de son Assemblée provinciale d'adopter, hier mardi 13 mai, deux résolutions visant directement le gouverneur Jean-Paul Mbwebwe Kapo. Ces résolutions, votées à une large majorité lors d'une séance plénière qui a vu la participation de 16 députés provinciaux, avec 15 voix favorables et un bulletin nul, actent la mise en accusation du chef de l'exécutif provincial ainsi que l'engagement de poursuites judiciaires à son encontre.
L'Assemblée provinciale affirme avoir déjà procédé, depuis le lundi 12 mai, au dépôt du dossier à la justice, assortissant cette démarche d'un ultimatum de 48 heures qui intime au gouverneur de soumettre sa démission.
Les accusations portées par l'organe législatif provincial contre le gouverneur Mbwebwe Kapo et de certains membres de son gouvernement sont d'une grande gravité. Elles concernent des allégations de détournement de fonds publics portant sur des sommes importantes, notamment 3 millions de dollars américains provenant du gouvernement central et 100.000 dollars destinés à des projets agricoles dans la province.
Ces accusations constitueraient des manquements graves à la probité et à la bonne gestion des finances publiques, des principes fondamentaux pour la gouvernance d'une entité administrative.
L'INCRIMINE AFFICHE UNE POSTURE DE DEFI
Malgré la gravité des accusations et la pression exercée par l'Assemblée provinciale, le gouverneur Jean-Paul Mbwebwe Kapo affiche une posture de défi et de détermination à se défendre devant la justice. Lors de la cérémonie du salut au drapeau du lundi 12 mai au Gouvernorat de province, il a publiquement réaffirmé sa disposition à affronter les instances judiciaires.
Conformément aux mécanismes institutionnels en vigueur, le dossier ainsi constitué devrait être transmis à la Cour de cassation de Kinshasa, juridiction compétente pour juger les actes des gouverneurs de province. Une copie du dossier sera également transmise au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, ministère de tutelle des entités provinciales.
Contactée par le correspondant du journal Forum des As dans la région du Kasaï, la fédération de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de Mbujimayi, parti politique du gouverneur, ainsi que ses présidents sectionnaires, ont exprimé leur désapprobation et qualifié la décision de l'Assemblée provinciale d'"abusive".
Parallèlement, des voix s'élèvent au sein de la société civile et du monde académique pour commenter cette situation inédite. Plusieurs analystes politiques et juristes, intervenant sur différentes stations de radio locales, ont prodigué des conseils au gouverneur Mbwebwe Kapo, l'exhortant à tirer les leçons des expériences passées et à ne pas s'engager dans une confrontation judiciaire qu'ils estiment vouée à l'échec.
Ces observateurs rappellent les précédents de gouverneurs ayant été destitués ou condamnés par la justice, soulignant la difficulté pour un chef de l'exécutif provincial de triompher d'une procédure initiée par l'organe législatif.
Félix Mulumba Kalemba