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Jeunesse et entrepreneuriat: le gouvernement ajuste le financement du programme «Debout Jeunes Congolais»
Le chantier de l’emploi des jeunes entre dans sa phase décisive. Le mardi dernier, le gouvernement a consacré une séance de travail stratégique au financement du programme présidentiel «Debout Jeunes Congolais», récemment validé en Conseil des ministres.
Ce programme s’inscrit dans le prolongement des recommandations de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, convoquée et présidée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il constitue l’une des pierres angulaires de l’engagement présidentiel en faveur de la création massive d’emplois décents.
Autour du VPM du Budget, plusieurs ministres sectoriels ont pris part aux échanges, notamment le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Micheline Ombae Kalama, ainsi que le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo.
À l’issue de la réunion, la délégation a exprimé sa satisfaction. «Nous avons eu des discussions franches et techniques. La volonté politique est réelle et partagée», a déclaré Justin Kalumba, porte-parole de circonstance.
Trois axes structurants pour une réponse globale
Le programme «Debout Jeunes Congolais» repose sur une approche intégrée articulée autour de trois axes complémentaires. Il y a, d’une part, la formation professionnelle, pour doter les jeunes de compétences adaptées aux besoins du marché. D’autre part, le travail, l’emploi et l’égalité des chances, afin de garantir un accès équitable aux opportunités professionnelles. Aussi, l’entrepreneuriat, avec l’objectif de soutenir la création d’entreprises capables de générer des emplois durables.
Financé à 1,3 milliard USD sur six ans
Deux piliers transversaux la gouvernance et le financement qui viennent consolider l’architecture du programme, afin d’assurer sa viabilité et sa transparence.
Le coût global est estimé à 1,3 milliard de dollars sur six ans. Un investissement conséquent, jugé «ambitieux, mais raisonnable» par les participants, au regard des enjeux démographiques et sociaux.
Le financement reposera sur un mécanisme mixte : une contribution du budget de l’État; l’appui des partenaires techniques et financiers; et des crédits mobilisés auprès d’organismes publics.
De la vision à l’opérationnalisation
Les discussions ont principalement porté sur la part que l’État congolais pourra engager dans les prochains collectifs budgétaires. L’exécutif entend donner le signal initial, avant de fédérer les bailleurs autour d’un cadre cohérent et crédible. Sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, le gouvernement affiche sa détermination à passer de la planification à l’action. Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement d’énoncer une ambition, mais de bâtir un mécanisme opérationnel capable d’absorber la demande croissante d’emplois et de canaliser l’énergie entrepreneuriale de la jeunesse congolaise.
À présent, l’enjeu est clair : sécuriser les financements, finaliser les arbitrages budgétaires et enclencher rapidement la mise en œuvre. Car derrière les chiffres, c’est l’avenir professionnel de millions de jeunes Congolais qui se joue.
Jérémie ASOKO