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TENTATIVE D’ÉVASION À MAKALA : Moïse Katumbi charge le régime après le carnage et exige une commission d’enquête associant la Monusco
Des réactions fusent de partout après la tentative d’évasion la nuit du dimanche 1er au lundi 02 septembre, à la prison centrale de Makala avec un lourd bilan provisoire de 129 morts. L’ opposant congolais, Moïse Katumbi via son compte X (ex-twiter), hier mardi 03 septembre pointe d’un doigt accusateur les dirigeants actuels face à ce qu’il qualifie d’un « carnage évitable, une horrible tragédie ». Il exige une enquête objective en associant la Mission de l’organisation des nations unies pour la stabilité du Congo ( Monusco) et les représentants des ONG des droits de l’homme.
Le président d’Ensemble pour la République n’a pas porté des gants pour dénoncer la centaine de morts à Makala. C’est tout simplement une l’indignation.
« J’appelle à la mise en place d’une commission d’enquête sérieuse associant la Monusco et des représentant des ONG de droits de l’homme pour faire éclater toute la lumière sur ce massacre. Ce carnage aurait pu être évité si les dirigeants avaient écouté les conseils. Ils portent une part de responsabilité écrasante dans cette horrible tragédie« , a-t-il affirmé.
Katumbi est revenu sur la sonnette d’alarme tirée courageusement par l’ancien pensionnaire de Makala, le journaliste, Stanys Bujakera, sur les conditions inhumaines dans ce lieu de détention. À savoir, la surpopulation, la faim, des problèmes criants d’hygiène et des maladies contractées ça et là .
Pour l’ancien candidat président de la République, la Fatshiphère a préféré faire la politique d’autruche et qu’elle est actuellement rattrapée par des faits.
« Depuis sa libération, Stanys Bujakera n’a cessé d’alerter courageusement sur les conditions inhumaines dans la prison de Makala. La surpopulation, la faim, la maladie, le manque total d’hygiène ont été dénoncés, images à l’appui. Mais les pouvoirs publics ont préféré ignoré ces avertissements. Le pire est finalement arrivé : plusieurs dizaines de prisonniers ont été abattus comme des animaux dans une barbarie insupportable« , a-t-il renchéri.
L’ opposant a condamné cette cacophonie sur le bilan provisoire et tient à la démission du vice-ministre de la Justice, Samuel Tanda qui a menti l’opinion en annonçant deux morts. Ce, d’autant plus que son supérieur, le patron de la Territoriale, Jacques Shabani, l’a contredit en évoquant 129 morts dont 24 par balles.
» Un vice-ministre a eu l’indécence d’annoncer deux morts. Il doit démissionner. Aujourd’hui, son supérieur évoque 129 victimes, dont 24 tués par balles, sans compter les viols et les blessés.
Qui devons-nous réellement croire dans cette cacophonie de mensonges ?« , a-t-il conclu.
Gloire BATOMENE