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"Eza te, soki naza tonga muke nde yo soso okoki ko mela nga", se traduit ainsi en français : " Ce n'est pas parce que je suis une petite aiguille que toi, la poule, tu peux m'avaler. "
C'est une métaphore lingala dont la profondeur du sens appelle à admirer son auteur. L'"…
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La RDC fait de plus en plus face à une insécurité criante en raison de la multiplication des jeunes délinquants qui se distinguent par des actes de barbarie inqualifiables.
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L'Association internationale des victimes (AIV) exprime sa profonde indignation face aux actes de xénophobie dont seraient victimes plusieurs ressortissants de pays africains en Afrique du Sud.…
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Une baleine s'est échouée, le mercredi 1er juillet, sur une plage de Muanda, dans la province du Kongo Central. Le cétacé, retrouvé sans vie sur le littoral atlantique, a rapidement attiré une…
" Tala tina koyina akangela kanda kanda pe kanda akangela koyina kanda !!"
" Tala tina koyina akangela kanda kanda pe kanda akangela koyina kanda !!", à traduire par " Voilà pourquoi la haine s'est fâchée contre la colère et la colère a haï la colère !!". Une expression sous forme de proverbe construite sur un jeu de mots subtilement mis en place par la rue qui, comme d'accoutumée, s'est servie d'un auteur sans nom très intelligent pour véhiculer son image. L'un des exemples éloquents de l'expression des philosophes des temps modernes.
Cette phrase est une plaisante métaphore quasiment poétique qui décrit la relation complexe et conflictuelle entre la haine et la colère, deux sœurs ennemies. Cette relation montre que la colère, si elle n'est pas gérée, peut se transformer en une haine durable, et la haine peut se nourrir d'une série de colères répétées. Ce qui pourrait créer un cycle destructeur où les deux s'alimentent l'une l'autre, la haine étant plus profonde et durable, et la colère une réaction plus immédiate et physique. La phrase est constituée de deux parties : la colère de la haine contre la colère ; et la haine de la colère contre la colère.
Posons-nous deux questions. La première : pourquoi la Haine se fâche contre la Colère ? Nous ouvrons une parenthèse pour signifier que nous nous donnons la liberté de mettre en majuscules les deux mots comme des êtres animés car se trouvant en situation de conflit où l'on retrouve souvent les humains ou des êtres pourvus d'âmes. Et nous fermons la parenthèse.
La colère est une réaction à une situation donnée. La haine peut percevoir la colère comme une cousine, moins intense, un état intérieur proche, mais plus passagère. Elle peut se fâcher parce que la colère est souvent spontanée et peut s'exprimer, tandis que la haine est un sentiment latent, profond qui couve en nous, souvent silencieux.
La colère est considérée comme une émotion qui ne résout rien et qui peut même la trahir en s'exprimant, alors que la haine préfère le ressentiment silencieux et durable.
La seconde question : pourquoi la Colère a haï la Colère ? A cette question nous pouvons répondre que c'est parce que la colère est destructrice. Une colère qui perdure, non gérée, a le risque de se transformer en haine, et peut se retourner contre elle-même, réalisant qu'elle est devenue le terreau de ce sentiment plus sombre qu'elle finit par ''haïr''.
Et on tombe dans un cercle vicieux car, l'expression de la colère, si elle est constante, devient une forme de haine. La colère peut alors ''haïr'' ce qu'elle est devenue : un état de ressentiment inflexible et impardonnable.
La phrase met en lumière une lutte interne entre les deux : la colère, volatile, peut devenir la source de la haine, profonde et tenace. La haine, elle, peut être une colère " retenue et suivie ". La Haine et la Colère sont liées : la peur mène à la colère, la colère à la haine, et tout cela mène à la souffrance.
Leçon :Ne laissez pas la colère se transformer en haine, le titre d'un article de Katherine Baker auquel nous empruntons l'enseignement du jour..
Kléber KUNGU