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Service national : 200 jeunes volontaires rejoignent Kaniama Kasese
Ils ont, pour la plupart, accepté de se rendre volontairement à Kaniama Kasese, le siège du Service national, dans la province du Haut-Katanga. Eux, ce sont les 200 jeunes, venus fraichement de Lubumbashi et de Kasumbalesa.
Coiffés, rasés, ils sont fiers d’enfiler leurs salopettes et leurs casquettes bleues, estampillées »SN », sigle du Service National. Bottes jaunes aux pieds, ils chantent à cœur joie sur la route qui les emmènent à Kaniama Kasese, la pépinière des bâtisseurs de la République.
Venus de Kasumbalesa, ville frontalière de la Zambie, située au Sud-Est du Haut Katanga, ils sont soulagés de faire jonction avec leurs compatriotes de Lubumbashi qui, comme eux, ont opté volontairement de s’enregistrer comme candidats bâtisseurs.
Déterminés à être bâtisseurs
Dotés tous de tenues du Service national lors de leur escale dans la capitale cuprifère, ils jubilent en embarquant dans les bus mobilisés pour les acheminer à Kaniama Kasese.
« Moi, je suis volontaire. J’ai payé moi-même, de ma propre poche, la course pour effectuer le trajet Kasumbalesa – Lubumbashi en vue de me faire enrôler au Service national et pouvoir travailler« , rapporte, en swahili, un des volontaires abordé par la presse locale.
« Moi, je suivais de près les procédures recommandées pour faciliter l’adhésion au Service national. Deux semaines durant, je menais des démarches auprès de la mairie pour être mieux renseigné avant de me faire inscrire. En acceptant de me rendre à Kaniama Kasese, je manifeste ma volonté de travailler pour le pays. En fait, je suis fatigué de ployer dans le chômage« , indique un autre candidat.
60% de candidats volontaires
« Au total, 60% de ces jeunes volontaires se sont fait inscrire volontairement« , rapporte sur son compte X Edmond Izuba, responsable d’un média en ligne émettant depuis Kinshasa. Cette délégation des volontaires rejoint une première vague, partie de la même province, qui est déjà en pleine formation à Kaniama Kasese.
Cette adhésion massive tord le cou aux rumeurs selon lesquelles les volontaires qui les ont précédés ont été victimes de tortures. Face à ces rumeurs, le commandant du Service National, le Général Major Jean-Pierre Kasongo Kabwik rassure : tout est fait selon les instructions du Président de la République pour que les droits de l’homme soient respectés. Yves KALIKAT