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Rémy Musungayi: "La polémique autour de l'Accord de paix n'a pas lieu d'être"
Des critiques, parfois acerbes, qu'émettent çà et là des Congolais au sujet de l'Accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda, étonnent le Pr Rémy Musungayi Bampale.
Catholique pratiquant, cet enseignant de bonnes manières à l'Université de Kinshasa estime que s'agissant de l'Accord de paix, "tout celui qui se réclame chrétien ne peut pas se départir de la sainte recommandation de notre Seigneur Jésus-Christ lorsqu'il dit : Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix".
L'exemple du Saint père Pape François qui dit à ce propos ceci : "Il existe des systèmes économiques qui doivent faire la guerre pour survivre. Alors on fabrique et on vend des armes, ainsi les bilans des économies qui sacrifient l'homme sur l'autel de l'argent réussissent à se rétablir. L'on ne pense pas aux enfants affamés dans les camps des réfugiés, on ne pense pas aux séparations forcées, on ne pense pas aux maisons détruites, on ne pense même pas aux nombreuses vies détruites. Que de souffrance, que de destruction, que de douleur. Aujourd'hui, chères sœurs et chers frères, se lèvent de tous les lieux de la terre, de chaque peuple, de chaque cœur des mouvements populaires, le cri de la paix : jamais plus la guerre."
Cette interpellation du St Père Pape François, explique Rémy Musungayi, se retrouve également dans tous les discours prononcés par son prédécesseur, le pape Jean-Paul II dans son ouvrage intitulé : "Amour et responsabilité", souligne que la sagesse du St Père François a été reprise dans son ouvrage "Politique et société."
Des Saintes distractions
Plus proche de nous, Mgr Bakole wa Ilunga, Archevêque émérite de Kananga, dans son ouvrage : "Chemins de libération" nous apprenait de son vivant que celui qui confond les affaires de l'Etat avec la parole de Dieu et autres fait ce qu'on appelle "les saintes distractions et il ne faut pas les suivre car il faut donner à l'Etat ce qui lui revient et au commun de mortel ce qui lui revient aussi. Cela voudrait dire " à l'Etat ce qui est à l'Etat, à Dieu ce qui est à Dieu."
Il avait donné l'exemple de toutes ces prédications en introduction de la prédication de la JMPR au séminaire de Kabwe pour éviter des conflits avec l'Etat et privilégier la paix.
La guerre, disait Mgr Bakole, détruit ce qu'elle prétend favoriser. Avec force exemple, le Pr Rémy Musungayi montre que c'est pendant la période de paix que le Zaïre a connu de grands événements. Notamment sur le plan sportif : deux victoires des coupes d'Afrique des Nations en 1968 et en 1974 ; le combat Ali-Foreman en octobre 1974 à Kinshasa, etc.
Ce n'est pas tout. De grandes constructions telles que la RTNC, le Palais du peuple, le Pont maréchal Mobutu… pour ne citer que ceux-là. "La paix régnait partout tant et si bien que les Zaïrois se promenaient partout sans crainte d'être attaqués", rappelle Musungayi Bampale.
Pour conclure, l'enseignant de bonnes manières affirme à haute et intelligible voix que "sans la paix rien ne marche. Cet Accord de paix est inattaquable et ne peut pas faire l'objet de discussions. Les recommandations bibliques, et même les règles de bienséance interdisent à tout être humain de s'attaquer au plus fort que lui", dixit Musungayi Bampale Remy, homme politique et grand notable du Kasaï Occidental.
DK