Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Procès Salomon Kalonda : La Cour se prononce le 8 novembre sur la remise de trois mois sollicitée par la défense
* Le Ministère public exige que le prévenu soit jugé sur son lit d’hôpital
Le procès de Salomon Idi Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi s’est poursuivi hier jeudi 2 novembre devant la Cour militaire de Kinshasa -Gombe siégeant à la prison militaire de Ndolo, sans le prévenu, assez affaibli par la maladie, et admis dans une formation hospitalière de la place où des soins lui sont administrés.
Mais aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, le Ministère public a fait une requête qui heurte le bon sens, celle demandant à la Cour militaire de juger Salomon Idi Kalonda sur son lit de malade !
Les avocats du Conseiller spécial de Katumbi ont failli tomber à la renverse, car ne croyant pas leurs oreilles. Ses avocats voient dans la démarche du Ministère public un harcèlement et sollicitent une remise de trois mois pour une prise en charge correcte de leur client.
Hier, l’état de santé du Conseiller spécial du candidat Moïse Katumbi était l’enjeu même de cette audience, marquée par des joutes entre l’accusation et la défense.
INSTABILITE DE SANTE DU PREVENU
Séance tenante, la Cour a lu la correspondance que lui a destinée le médecin directeur de la clinique où le prévenu est alité, dans laquelle est soulignée l’impossibilité de sortir Salomon Kalonda de la formation médicale pour assister en présentiel l’audience d’hier jeudi 2 novembre.
« Vue l’instabilité de santé de Monsieur Salomon Kalonda, notamment vu le risque d’un accident vasculaire cérébrale hémorragique ou toute autre complication liée à son état de santé, je déconseille son extraction de la clinique et je ne saurai pas le faire extraire pour ce jeudi 2 novembre 2023″, a fait savoir le praticien.
En réaction, le Ministère public a demandé, après cette lecture, que Salomon Kalonda soit jugé sur son lit d’hôpital. Pour les avocats de la défense, l’exaspération est totale. Ils ont conclu à l’acharnement et au manque d’humanisme, avant de réclamer une remise de trois mois pour une prise en charge correcte du patient.
LE TEMOIGNAGE DES 20 MEDECINS
Selon la défense, près de 20 médecins réquisitionnés pour la contre-expertise réfutée par l’accusation ont certifié le premier rapport médical attestant que le prévenu est bien malade, et plaidant pour des soins médicaux adéquats.
« Il ne s’agit pas pour le prévenu d’esquiver votre Cour, ni de s’échapper à répondre des faits qui sont mis à sa charge. Il est malade et c’est avéré. Appréciez ce rapport, et faire droit à une demande du ministère public serait tout simplement inhumain« , a de nouveau plaidé la défense. La Cour militaire se prononcera le 8 novembre prochain sur cette demande.
Considérée à la fois drôle et inhumaine par la défense, la demande du Ministère public rappelle la scène bizarre montrant comment l’actuel vice-gouverneur de Kinshasa, Gecoco Mulumba, avait été jugé depuis sa chambre sous Joseph Kabila. Cette séquence montrant dans un hôpital plus des juges et avocats en toges plutôt que des médecins et infirmiers dans leurs blouses, avaient heurté le monde, suscitant la clameur publique qui aura écorné l’image du pouvoir en place à l’époque.
Le Conseiller spécial et politique de Moïse Katumbi a été arrêté le 30 mai sur le tarmac de l’aéroport de Ndjili. Salomon Kalonda est accusé de collusion avec les responsables rwandais et des rebelles du M23. Des accusations que lui et ses proches récusent en bloc. Didier KEBONGO