Dernière minute
Société
L’expression lingala «Badefisaka mama bokilo mbongo te ! Okotuna !! Se traduit en français par «On ne prête pas d’argent à sa belle-mère ! (ou «On ne prête pas à sa belle-mère ! Vous allez demander !!»).
C’est un adage humoristique populaire dans laquelle l'auteur interpelle.…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
*"Cinq ans suffisent pour faire du Congo un pays de rêve", estime le VPM honoraire en charge de la Justice.
Vice-Premier ministre honoraire en charge de la Justice, Me Célestin Tunda…
Étranger
Le Zimbabwe rejoint la Banque de développement des BRICS, selon le ministre des Finances.
Ceci ouvre l’»accès au crédit» et constitue une »étape décisive»…
Nation
Le gouvernement provincial de Kinshasa a annoncé la fin des autorisations temporaires accordées aux Fan zones mises en place dans le cadre de la Coupe du monde de football 2026. La décision,…
PROCES DES GENERAUX ACCUSES DE FUITE DEVANT L'ENNEMI : La Haute Cour militaire décrète le huis clos
La Haute Cour militaire a décidé, jeudi 20 mars, de placer sous huis clos les audiences du procès des officiers supérieurs des FARDC et de la Police nationale congolaise accusés d'avoir fui devant l'ennemi lors de l'avancée du M23 à Goma et Bukavu. Cette décision, prise dès l'entame de l'audience, interdit la présence de la presse et des familles des prévenus, ne laissant que les juges, les avocats et les accusés dans la salle.
Selon la Cour, cette mesure répond à une demande de la défense, qui a plaidé la sensibilité du dossier et la nécessité de préserver des informations relevant du secret militaire. Me Bokolombe Tshitsha, avocat du général-major Dieu-Gentil Alengbia et du commissaire divisionnaire adjoint Eddy Mukuna, a souligné que la situation sécuritaire du pays justifie cette restriction. Il a insisté sur le fait que la diffusion de certaines informations pourrait impacter le déroulement des combats sur le terrain, où les forces congolaises affrontent encore le M23.
Le procès, ouvert le 13 mars dernier à Kinshasa, concerne plusieurs hauts gradés de l'armée et de la police accusés d'avoir abandonné leurs positions face aux rebelles. Le ministère de la Justice les soupçonne d'avoir laissé des troupes sans commandement et d'avoir permis la capture de matériel militaire stratégique par l'ennemi. Parmi les accusés figurent des officiers influents, dont le gouverneur militaire a.i du Nord-Kivu, le commandant de la 34ème région militaire et plusieurs commandants de brigades.
Le ministère public leur reproche notamment des actes de lâcheté, la perte de matériel militaire, ainsi que l'incitation des soldats à des comportements contraires à la discipline. Il leur est également reproché d'avoir quitté précipitamment Goma, le 26 janvier dernier, à bord d'un bateau privé, laissant derrière eux des soldats désorientés et de l'équipement militaire tombé aux mains du M23. Cette fuite constituerait, selon l'accusation, une violation flagrante des instructions du président de la République, qui avait exigé de toutes les forces de défense et de sécurité de tenir leurs positions à tout prix.
En instaurant le huis clos, la Haute Cour militaire entend désormais se concentrer sur l'instruction au fond du dossier. Les juges vont examiner les faits et interroger les prévenus afin de déterminer leur responsabilité pénale.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO