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PRECOP27 : » vivement des politiques scientifiques innovantes pour la sauvegarde des écosystèmes « , plaide Me José Mpanda
Les rideaux tombent ce mercredi 7 septembre, à Yangambi dans la province de la Tshopo, sur les travaux de la Conférence scientifique internationale et ceux préparatoires de la 27ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur le Climat (PRECOP27), lancés le lundi dernier par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde.
Dans son intervention à l’ouverture des travaux, le ministre de la Recherche scientifique et Innovation technologique, Me José Mpanda Kabangu, autorité de tutelle de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomique (INERA) dont le centre de Yangambi sert de cadre aux participants, explique que le réchauffement climatique auquel fait face l’humanité actuellement est l’œuvre de l’homme vis-à-vis de la nature.
» Le réchauffement actuel n’est pas un aléa de la longue histoire climatique de la planète terre. Il est la conséquence d’erreurs, d’excès, de l’indifférence que par ignorance ou par aveuglément, l’humanité a trop longtemps manifesté à son environnement. Le ministère congolais de la Recherche Scientifique et Innovation technologique voudrait attendre de ces assises des options pragmatiques et de politiques scientifique innovantes en vue de renforcer la protection et la sauvegarde des écosystèmes « , a-t-il déclaré.
Ainsi le patron du secteur de recherche en RD Congo souhaite voir le forum de Yangambi identifier les possibilités de limiter l’ampleur du réchauffement climatique, la gravité de ses impacts et les opportunités d’aboutir au changement attendu par tous.
« Mon vœu le plus ardent d’une part, est que cet événement apporte les contributions scientifiques les plus pertinentes et de recommandations phares allant dans le sens de nous faire bénéficier de nos ressources naturelles et de pouvoir les valoriser, comprendre leur fonctionnement et surtout leur contribution face au changement climatique et d’autre part, que le plan stratégique qui sortira des recommandations de ces assises puisse se joindre aux travaux d’évaluation du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat . »
Le ministre Mpanda ne s’est pas arrêté là. Il a plaidé aussi pour une gestion durable des ressources renouvelables afin de contrer, limiter et diminuer les pressions atrophiques qu’elles subissent.
» Plusieurs études scientifiques ont démontré que les forêts tropicales sont d’une participation riche et diversifiée en espèces végétales et regorgent des espèces animales emblématiques. Elles sont parmi les plus importantes de la planète en termes de biodiversité et rendent d’énormes services aux communautés qui y vivent. C’est pourquoi la gestion durable de ces ressources naturelles renouvelables est indispensable pour contrer, limiter et diminuer les pressions atrophiques qu’elles subissent. Dans ce domaine, la RDC, notre beau pays qui compte deux tiers de la forêt du bassin du Congo avec une importante biodiversité et de ressources naturelles pourra jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique, présente bien des atouts pouvant solutionner la crise climatique comme l’avait bien souligné le Président de la République dans son discours à la COP26 « , dit-il.
Pour rappel, cette conférence de haut niveau a réuni des scientifiques venus de différents coins du monde pour réfléchir sur la COP27 prévue en Egypte autour du thème: » Contribution des forêts du Bassin du Congo et des autres bassins tropicaux de la planète dans la lutte contre le changement climatique : états des lieux et perspectives « .
Le choix du Centre de l’INERA /Yangambi, explique-t-on, se justifie par le fait qu’avec sa hauteur de 55 mètres dont 15 mètres au-dessus du couvert forestier, la tour de Yangambi comble un énorme déficit de données sur l’importance des forêts humides africaines dans la capture des émissions mondiales de carbone, les changements dans les régimes pluviométriques locaux et régionaux, et l’effet de la dégradation des forêts et de la déforestation sur le réchauffement climatique. Toutes les données produites seront ouvertes à la communauté scientifique internationale. Didier KEBONGO