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NORD-KIVU : Deux soldats de la SADC tués à Sake, à la veille de l’arrivée de la Première ministre à Goma !
*Outre les deux militaires sud-africains qui ont péri le mardi, 20 autres ont été blessés, annonce l’armée Sudaf
Une des bases de la force Sami-RDC, la mission de la SADC, a été attaquée le mardi 25 juin à Saké, à 24 kms de la ville de Goma. Cette attaque a causé des pertes au sein de la force régionale. En effet, au moins deux soldats sud-africains ont péri et vingt autres blessés dans cette contrée de l’est de la RDC, annonce sur son site la Radio France internationale (RFI).
Selon Héritier Baraka, correspondant de cette radio à Goma, la nouvelle a été diffusée par un communiqué de l’armée sud-africaine, publié hier mercredi. Ce communiqué confirme l’attaque de la base de Saké, situé à l’ouest de la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.
L’armée sud-africaine ne dit, jusque-là, rien à propos des auteurs de cette attaque dans cette contrée qui constitue le dernier verrou pour atteindre la ville de Goma. Appuyée par les troupes de la Communauté de développement de l’Afrique australe déployée en RDC, l’armée congolaise fait face dans cette zone aux assaillants du M23, soutenus par le Rwanda, qui occupe des positions stratégiques sur les hauteurs de Saké.
Le mardi, des détonations d’armes lourdes ont été attendues par les habitants de la localité. L’on relève à cet effet que, depuis l’arrivée en décembre 2023 des troupes de la Communauté de développement d’Afrique australe, au moins cinq militaires de cette force ont été tués et treize blessés dans des combats qui ont eu lieu contre les rebelles du M23, renseigne notre confrère de RFI.
Cette attaque intervient curieusement au moment où la cheffe du Gouvernement congolais procédait à la supervision de la fermeture officielle du bureau de la Monusco dans le Sud-Kivu, première phase du désengagement de la Mission onusienne en RDC. Pire, elle est intervenue à la veille même de l’arrivée de la Première ministre à Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.
Les observateurs se demandent, dès lors, si les assaillants qui ont attaqué les troupes de la SADC, ne veulent pas dissuader le Gouvernement central à se départir de la présence des Casques bleus onusiens. Veulent-ils défier le pouvoir de Kinshasa en s’attaquant à ses alliés de la région qui s’attèlent à occuper les zones jadis sous contrôle des forces onusiennes ? Ou pousser les autorités congolaises à faire marche arrière en renonçant au processus de désengagement avec la Monusco ? Ces pistes nécessitent d’être approfondies.
FDA