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« Naza nanga na raison, mais nazangi bavocats ! »
« Naza nanga na raison, mais nazangi bavocats ! » Qui signifie dans la langue de Voltaire « J’ai raison, mais je n’ai pas d’avocats ! » (pour me défendre – c’est moi qui complète). « Naza nanga na raison, mais nazangi bavocats! » se plaint un justiciable anonyme. Celui-ci représente un échantillon du grand nombre de Congolais qui se trouve dans la même situation que l’auteur du message du jourui. Ceux-ci ne cessent de lâcher cette plainte lors de leurs procès, auprès de leurs proches.
L’état morbide de la justice congolaise exacerbe cette situation. Il est tel que la guérison de la maladie de notre justice n’est pas pour demain. Le magistrat suprême Félix Tshisekedi n’avait pas utilisé des circonlocutions pour évoquer l’état malade de la justice de son pays. Et bien qu’il ait trouvé un médecin pour la guérir en la personne du ministre de la Justice Constant Mutamba – selon les propres propos du médecin – elle est toujours alitée.
En réalité, ce ne sont pas les avocats qui font défaut dans ce pays – même s’ils ne sont pas partout sur toute l’étendue du Congo-Kinshasa – mais c’est plutôt la capacité financière pour les préjudiciables à honorer les honoraires dus aux services des avocats qui manque.
En attendant de voir la justice congolaise se porter à merveille comme le souhaitent les préjudiciables que nous sommes, nous pouvons dire à l’unisson avec le capitaine des Léopards de la RDC, Chancel Mbemba : »La justice de Dieu, y en a ! »
Kléber KUNGU