Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Lors du point de presse organisé le week-end dernier, sur la situation de la Maladie à Virus Ebola, les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo font état d'une situation sous…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Kalev Mutond, ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), est décédé ce lundi 5 octobre à Paris, a appris la presse auprès d’une source familiale. Les…
« Nani akoboya soki motema mabe te ! »
La phrase en lingala « Nani akoboya soki motema mabe te ! » se traduit en français par : « Qui refuserait si ce n'est un cœur méchant ? »
L'auteur a placé un point d'exclamation à la fin de la phrase à la place d'un point d'interrogation. A-t-il raison ? Il a voulu sans doute montrer l'évidence de ce dont il parle.
Une des phrases à connotation d'une diatribe dont regorge souvent le secteur des transports en commun, du reste, portevoix de la société congolaise en particulier. Et dont ce taxi-bus Mercedes Benz Sprinter a, comme de coutume, fait l'écho.
Cette phrase signifie que seule une personne profondément mauvaise ou malveillante pourrait rejeter ce qui est proposé.
« Qui refuserait... ? » est une question rhétorique dont la tournure n'appelle point à une réponse. Elle affirme indirectement une certitude : personne ne refuserait cela, à moins d'être animé de mauvaises intentions. Cela suppose que cette personne a un mauvais cœur. D'où l'hypothèse du « cœur méchant ».
En effet, le « cœur » symbolise ici les intentions, la moralité ou les sentiments d'une personne. Un « cœur méchant » désigne quelqu'un de cruel, d'ingrat ou de malintentionné.
Cela implique que ce qui est offert ou proposé (un pardon, une aide, une vérité, un cadeau ou une opportunité) est d'une valeur telle, ou d'une gentillesse si évidente, que le refus ne peut pas venir d'une simple erreur ou d'un malentendu. Le refus est alors perçu comme un acte de pure méchanceté ou de mauvaise foi.
Le message a deux portées morales.
Primo, dévoiler la méchanceté intérieure. Le refus d'une telle offre se révèle comme l'expression d'un cœur méchant. Il prouve que celui qui refuse est habité par la jalousie, l'égoïsme ou la haine (le « cœur méchant »).
Secundo, l'absence d'excuse. Il n'y a pas de justification ni d'excuse valable pour un tel refus, si ce n'est le désir de nuire ou de refuser le bonheur d'autrui ou l'évidence d'une chose, d'une réalité.
En résumé, on utilise cette expression pour souligner que la chose proposée est tellement bénéfique, juste ou positive que le refus ne peut s'expliquer que par la noirceur de l'âme de celui qui la rejette.
Interrogée, l'histoire récente nous renseigne que cette expression vient d'une chanson de l'artiste musicien Fally Ipupa. Nous pouvons clore cette chronique sur une belle note en fredonnant joyeusement l'extrait de cette chanson en guise de rappel à ceux qui l'ignoraient.
« Nani apesi permission ?
Nani apesi permission,
Hamedé Ngasaki ?
Tu as la peinture dans le regard
Miso kitoko kotala...
Kléber KUNGU