Dernière minute
Société
Même morale" est l'un des messages les plus affichés sur les véhicules Mercedes Benz 207, tristement modèle en voie de disparition. Sur le plan de la morphologie, le mot "morale" s'écrit de deux manières : "morale" (avec e) et "moral" (sans e). Cela dit, examinons si cette expression est bien…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Salon de l'imprimerie RDC 2026 s'est poursuivi jeudi au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, avec la participation des acteurs du secteur graphique autour des enjeux d'innovation, de production et…
Étranger
*Le volume des échanges sino-africains a dépassé 126 milliards de dollars
Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique connaissent une accélération remarquable, portés par la…
Nation
Le chanteur congolais Innocent Balume, alias Innoss'B, accompagné de son manager, a été reçu en audience par la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, en prélude à son concert prévu…
L’Université Hydrométéorologique russe d’État scelle un partenariat avec l’Unikin
L‘Université de Kinshasa (Unikin) a scellé, hier mardi 23 août, un partenariat avec une université russe, spécialisée dans la gestion de l’eau.
Cet accord vise notamment à développer un partenariat fructueux visant à stimuler des échanges académiques entre étudiants et professeurs. Il permet aussi d’encourager la coopération dans le domaine de recherche sur la gestion des eaux.
Fondée en 1930, l’Université Hydrométéorologique russe d’État entend mettre son expertise en matière de gestion des eaux et d’autres domaines de sciences au profit de la formation de la jeunesse congolaise, à travers la mère des universités de la République démocratique du Congo, à savoir l’Unikin.
La signature du contrat de partenariat entre les recteurs de ces deux hauts lieux de savoir a eu lieu dans une atmosphère conviviale dans l’enceinte du bâtiment administratif de l’Université de Kinshasa.
Pour le recteur de cette Alma mater, le professeur Jean-Marie Kayembe Tumba, ce projet tombe à pic, d’autant qu’il intervient au moment où son établissement se dote d’une « école de l’eau« .
BOOSTER L’ECOLE DE L’EAU DE L’UNIKIN
« Nous venons de signer un accord capital pour l’évolution de nos enseignements, et surtout pour notre école de l’eau. Leur université est spécialisée en météorologie, en hydrologie et dans la gestion des lacs. La RDC étant un pays solution en ce qui concerne les questions climatiques, notre plaisir est grand, nous qui disposons d’une école de l’eau naissante« , a-t-il déclaré.
Au nom de l’ensemble de son comité de gestion, le recteur de l’Université de Kinshasa a rassuré que ce partenariat permettra effectivement de booster la recherche dans le secteur de la gestion de l’eau et de la forêt en RDC. Il permettra aussi de mieux protéger ces ressources, à l’heure du réchauffement climatique.
» Nous avons signé ce partenariat, pour montrer le rôle de l’université. Au-delà de résoudre de manière quasi permanente les petites querelles stériles, il est important pour les responsables d’une université de se projeter dans l’avenir. De regarder ce qui ne peut pas seulement grandir les individus, mais grandir absolument l’université. Nous sommes partis pour un partenariat afin que vivent à jamais l’eau et la forêt de la RDC« , a lâché le recteur Jean-Marie Kayembe.
TIRER PROFIT DE L’EAU
Pour sa part, le recteur de l’Université hydrométéorologique russe d’État, Valeriy Mikheev, s’est dit heureux de la signature de l’accord sur la coopération avec l’Unikin. Il dit être convaincu que ce partenariat aura des résultats pratiques dans l’avenir proche.
Accompagné de son adjoint, Valeriy Mikheev a, par ailleurs, affirmé avoir beaucoup apprécié les activités organisées dans l’enceinte de l’Unikin. Il a salué notamment la numérisation de la gestion académique et le développement des filières innovantes.
Touchés par la nouvelle, des professeurs de la faculté des Sciences de l’université de Kinshasa ont beaucoup salué ce partenariat. Ils estiment qu’il va beaucoup aider la RDC à mieux tirer profit de ses eaux et à se préparer à « la guerre de l’eau« , telle que prédite par des chercheurs du secteur.
UNE GRANDE EXPERTISE EN LA MATIÈRE
Fondé en 1930, l’Institut hydrométéorologique de Moscou est devenu l’Institut supérieur hydrométéorologique militaire de l’Armée rouge en 1941, avant d’être évacué à Leninabad en octobre.
Retourné de l’évacuation à Moscou en 1943, transféré à Leningrad en 1944, cet établissement a changé encore de nom en 1946 pour s’appeler Institut hydrométéorologique de Leningrad. Suite à un accord entre le gouvernement russe et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en 1995, l’institution a reçu le statut de centre régional d’enseignement météorologique de l’OMM. Elle a alors été baptisée Université hydrométéorologique d’État russe en 1998. Orly-Darel NGIAMBUKULU et Tricya Musansi