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Léthargie des institutions : l’opposition parlementaire indexe « une guerre de positionnement au sein de l’Union sacrée »
L’Opposition parlementaire a dénoncé, hier mercredi 10 avril, le blocage de toutes les institutions du pays à la suite » d’une guerre de positionnement au sein de l’Union sacrée « . Dans une interview à Radio Okapi, le président du groupe parlementaire « Ensemble et alliés « , Christian Mwando tient le président Felix Antoine Tshisekedi pour responsable du retard dans la mise en place des animateurs des institutions politiques du pays.
Pour Christian Mwando, le bureau définitif de l’Assemblée nationale aurait dû être mis en place depuis la semaine dernière; mais le processus est bloqué parce que l’Union sacrée n’arrive pas à se mettre d’accord sur la personne qui doit occuper le poste de président de l’Assemblée nationale; une situation qui bloque tout un pays en guerre, déplore ce député national.
En réaction aux allégations de l’opposition parlementaire, le député Guy Mafuta de l’Union sacrée reconnait « un léger retard » dans l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Selon lui, cela est dû principalement aux tractations liées à la mise en place des animateurs issues des élections.
Tout en admettant l’existence d’un désaccord au sein de l’Union sacrée, Guy Mafuta propose que si le présidium de cette plateforme politique n’arrive pas à dégager un ticket pour le bureau de l’Assemblée nationale, qu’on laisse la plénière trancher de manière démocratique qui sera le prochain président de la chambre basse du Parlement.
Des institutions obsolètes
Toutes les institutions de la République, à l’exception du président de la République, sont devenues obsolètes et exigent la mise en place de nouveaux animateurs.
Le Gouvernement démissionnaire continue à assurer la gestion des affaires courantes. La nouvelle Première ministre, s’il arrivait qu’elle forme son Gouvernement, devrait elle aussi attendre que le bureau définitif de l’Assemblée nationale soit installé pour obtenir l’investiture de son équipe.
Pendant ce temps, une partie des juges de la Cour constitutionnelle sont déjà hors mandat et devraient être remplacés.
Le nouveau Sénat n’a pas été élu, tout comme les gouverneurs de province.
Alors que le pays fait face à multiples urgences tant sur le plan sécuritaire que sur le plan socio-économique, le pouvoir public ne dispose pas d’animateurs compétents pour engager pleinement la République, se plaignent certains Congolais.
Le bureau d’âge de l’Assemblée nationale ne dispose plus d’aucune prérogative, en vertu de l’article 114 de la Constitution, à l’exception de l’organisation des élections et l’installation des membres du bureau définitif.
Mais ce dernier point à l’ordre du jour tarde d’être abordé alors que le règlement intérieur de la Chambre avait déjà été déclaré conforme à la Constitution. Ce retard enregistré à l’Assemblée nationale occasionne un blocage dans l’investiture du prochain Gouvernement, prérogative dévolue au seul bureau définitif.
Etant donné que le président de la République agit à travers le Gouvernement, lui aussi se trouve bloqué. Okapi