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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Les Kinois ont marché hier dans la furie !
Pas de transport hier dans la ville de Kinshasa, à cause des mesures anti-covid qui imposent une capacité de 50% des passagers aux transporteurs en commun. Ce qui a comme effet de doubler et même tripler le tarif de la course pour compenser le manque à gagner de l’ordre de 50% à charge des transporteurs privés auxquels l’Etat n’accorde aucune compensation. Conséquence, pas de transport en commun.
D’où les scènes de colère des Kinois hier tout au long des routes où ils ont été contraints de marcher en s’en prenant aux autorités du pays. Il s’agit là, ni plus ni moins, d’une décision impopulaire des dirigeants politiques qui semblent ignorer que dans une ville comme Kinshasa avec ses 12 millions d’habitants, dès que le transport en commun est paralysé, ça se répercute tout de suite sur la mobilité de la population qui survit grâce à l’économie informelle et qui va marcher pour aller chercher sa pitance quotidienne.
C’est pourquoi, il n’est pas de bonne politique de donner l’impression de copier servilement des mesures appliquées dans des pays riches. Comme c’est le cas avec celle de 50% des passagers sans une compensation financière sous forme de subventions comme ailleurs en Occident où on imite tout. Au vu de la souffrance endurée hier par les Kinois, cette mesure mérite d’être revue. Sinon, les risques d’un soulèvement populaire seraient à craindre. KANDOLO M.