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Les eaux d’Afrique de l’Ouest et de l’Est bientôt à l’étude par des scientifiques marins russes
Afin de mieux évaluer les ressources biologiques des eaux territoriales de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest, des chercheurs russes collecteront des données sur les poissons et les crevettes vivant dans les eaux africaines. L’exploration des eaux sera la première du genre en 40 ans.
Pour la première fois depuis 40 ans, les scientifiques de l’Institut panrusse de recherche sur la pêche et l’océanographie (VNIRO) mèneront des recherches dans les eaux africaines, a annoncé son directeur Kirill Kolontchine.
Le VNIRO prévoit de mener deux expéditions scientifiques dans les eaux d’Afrique de l’Ouest et de l’Est au cours du second semestre 2024, a-t-il informé le vice-président de la Douma d’État, Alexeï Gordeïev, lors de leur rencontre mercredi, selon un communiqué publié sur le site de la chambre basse du parlement russe.
L’expédition ouest-africaine couvrira les eaux côtières de 16 pays africains, du Maroc à l’Angola, tandis que les recherches à l’est se dérouleront dans les eaux autour de Madagascar. Les recherches devront fournir des données d’actualité sur les poissons pélagiques et démersaux vivant dans les eaux africaines, ainsi que sur les crevettes répandues dans la zone économique exclusive des pays d’Afrique de l’Est.
Une première depuis 40 ans
Selon M.Kolontchine, les nouvelles zones de pêche, notamment au large des côtes du continent africain, deviennent de plus en plus attractives pour les pêcheurs russes. Les scientifiques russes n’ont pas « mené de recherches aussi sérieuses dans ces eaux au cours des 40 dernières années », a- t-il ajouté.
Ils devaient ainsi s’appuyer sur les rapports d’autres expéditions disponibles dans des sources ouvertes. Il est d’ailleurs important pour la science d’avoir une image complète et de s’appuyer sur les données les plus fiables, selon le chercheur.
M. Gordeïev a pour sa part noté que pour les pays du continent africain, l’aide des pêcheurs russes « est essentielle pour l’évaluation des bio-ressources de la zone côtière et de la zone économique exclusive ». Les Russes mènent en effet avec succès leurs recherches depuis plus d’un siècle, a-t-il rappelé.
Le VNIRO a été créé il y a 140 ans pour soutenir les activités de gestion des pêches de l’État et coordonner les travaux de recherche scientifique en la matière.