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La rédaction du quotidien « Forum des As » a la profonde douleur d’annoncer aux amis et connaissances le décès, hier dimanche 30 août 2026, de Madame Angèle Tshibola Kebongo, épouse de son Directeur de publication, M. Didier Kebongo Hondewa.
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Les chefs religieux et traditionnels s’engagent à favoriser l’émergence de la femme
Le Cadre permanent de concertation de la femme (Cafco) a réuni pendant deux jours d’une part, les leaders religieux et traditionnels pour un plaidoyer sur la lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion des droits des femmes et d’autre part, la projection du film « Bongo te tika » pour sensibiliser les femmes et les jeunes à toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.
Pour la première journée, les leaders religieux et traditionnels ont pris l’engagement de favoriser l’émergence de la femme et de la jeune fille à travers la promotion des droits dévolus à cette catégorie de la population par la modification dans le langage et le comportement, les pensées et les croyances négatives. Cela rentre dans le cadre de la matérialisation du principe » Ne laissez personne pour compte « , que Cafco en partenariat avec ONU-femmes pour l’exécution du projet du gouvernement reformes et dissémination des lois favorables à la femme, financé par la Banque mondiale. L’objectif était de contribuer à la promotion de ses lois et de présenter les textes de lois spécifiques favorables à la promotion des droits des femmes en RDC, a souligné Mimie Mopunga, chargée de programmes à Cafco.
Pour sa part, Honorine Bokashanga, juge de son état, a échangé avec les chefs religieux et traditionnels sur les innovations contenues dans le Code de la famille révisé. Selon elle, il était important plus de dix ans après de modifier le Code de la famille à cause des dispositions discriminatoires à l’égard de la femme et de la jeune fille. Il s’agit notamment de la suppression de l’autorisation maritale pour la femme mariée qui constituait un obstacle à l’épanouissement de la femme, l’obligation faite aux époux de s’accorder pour toutes les actes juridiques dans lesquels ils s’obligent, individuellement ou collectivement ; l’âge légal du mariage pour les deux sexes est 18 ans, avant c’était 16 ans pour la fille ; soumettre le divorce au contrôle judiciaire et la création d’une juridiction spéciale pour le droit familial.
Mise en place des comités de surveillance dans la communauté
Pour la deuxième partie, la projection du film « Bongo te tika » a permis aux participants d’identifier les différentes violences faites aux femmes et aux filles dans la société. Ensuite, ils ont proposé des attitudes et de bonnes pratiques favorables aux femmes pour lutter contre ces violences. Pour terminer, ils ont mis en place les comités de surveillance des violences basées sur le genre pour faire le monitoring dans leurs milieux respectifs.
Il faut reconnaitre que malgré l’existence d’un arsenal juridique en RDC, la sensibilisation et autres activités de communication pour le développement réalisées par les membres de la société civile congolaise, l’intégration de ces textes de lois favorables à la promotion des droits des femmes et de la jeune fille dans la société congolaise se heurte à des traditions ancestrales révolues, des us et coutumes rétrogrades, mais aussi des croyances religieuses. Mathy Musau