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Kinshasa se meurt de plus en plus : La population appelle à la prise des fonctions du nouveau gouverneur
Kinshasa, la capitale de la RD Congo, se meurt chaque jour. L’insalubrité a atteint le point culminant. Même le mythique boulevard du 30 juin n’est pas épargné. Aujourd’hui, ce sont des poubelles qui y ont vu le jour de place du 30 juin (ex- Gare centrale) au rond-point Socimat, en passant devant les galeries Albert, Vodacom, le PNUD,… Au grand dam de tous ceux qui fréquentent cette principale artère. L’odeur nauséabonde que dégagent ces ordures ménagères expose plus d’un à des maladies de diverses natures.
Cette situation dramatique est connue et vécue par les autorités en place mais qui ne peuvent apporter aucune réponse. En train d’expédier les affaires courantes, elles restent indifférentes. C’est pourquoi, face à cette dangereuse léthargie, les Kinois en appellent à la prise de fonction urgente du nouveau gouverneur élu de la ville de Kinshasa et de l’ensemble des institutions provinciales issues des scrutins du 20 décembre 2023.
Un Kinois, octogénaire, déplore que plusieurs mois après, les élections, Kinshasa ne soit pas gouvernée. Ajoutant que le temps n’est pas notre allié.
Qu’est-ce qui peut justifier ce blocage ? Est-ce le manque de gouvernement central qui est à la base de l’apathie des institutions. Si nul , excepté eux-mêmes, n’a aucune réponse à ces questions, il est malheureusement vrai que cette situation préjudicie le vécu quotidien de la population qui ne sait plus à quelle autorité se vouer à l’heure actuelle. Que ça soit au niveau des communes ou même de la ville, le pouvoir semble être dans la rue.
Le sursaut d’espoir vient de voir le jour après la mise en place du Bureau définitif de l’Assemblée nationale le mercredi 22 mai tard dans la nuit. D’aucuns espèrent que cette étape va donner un coup d’accélérateur à la machine qui était grippée depuis des mois. Il faut aller vite à présent à l’essentiel. La remise et reprise entre les membres du bureau sortant et ceux entrant devrait intervenir le plus tôt possible pour permettre à la Première ministre de constituer son gouvernement et de se présenter devant la Chambre basse du parlement pour son investiture. L’heure n’est plus aux atermoiements.
Pour revenir spécifiquement au cas de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba a du pain sur la planche. Ce sont des travaux d’Hercules qui l’attendent. Tout est prioritaire. On ne sait par où il va commencer. En tout état de cause, il doit s’abstenir de toute complaisance. Il est appelé à appliquer la loi dans toute la rigueur et réprimer tout acte répréhensible quel que soit son auteur.
Concernant les infrastructures routières notamment, les images diffusées hier soir par la RTNC sur l’état de l’avenue Kalembelembe prouvent à suffisance que le nouveau patron de l’Hôtel de Ville hérite d’un patrimoine catastrophique qui ne lui permet nullement d’avoir le temps de répit.
En outre, la lutte notamment contre la délinquance juvénile accentuée et facilitée par les vendeurs des liqueurs fortes, le chanvre et la drogue, les nuisances sonores diurnes et nocturnes, et l’occupation anarchique des espaces publics doit être menée sans complaisance. La plupart des Kinois fondent beaucoup d’espoir dans la nouvelle équipe dirigeante de la capitale. Si elle ne répond pas à leurs aspirations, aucun espoir ne sera plus permis dans le chef des habitants de la capitale. Ils risquent de se dire que la métropole congolaise n’a plus aucune chance de sortir du tunnel. C’est cette fois ou jamais.
Muke MUKE