Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Kikwit : Fatshi active la centrale hydroélectrique de Kakobola
A Kikwit, la population est en liesse. Depuis hier jeudi 26 mars, la ville vibre sous l'impulsion de la& Centrale hydroélectrique de Kakobola qui est devenue opérationnelle. A la manœuvre, le chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, a procédé au lancement officiel du réseau de distribution électrique de cette centrale.
Appelé à desservir plus de 14.000 ménages, ce réseau permet désormais d'arroser les provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe, renseignent les bénéficiaires, jadis à la merci de l'obscurité.
Ce réseau sera déployé progressivement, selon un calendrier technique rigoureux visant à garantir la stabilité et la fiabilité de l'approvisionnement. Une montée en puissance maîtrisée à la hauteur des attentes d'une région longtemps reléguée aux marges de l'électrification.
Située à 70 kilomètres au sud-est de Kikwit et à près de 790 kilomètres de Kinshasa, la centrale de Kakobola s'impose comme une infrastructure stratégique. Dotée d'une capacité de 10,5 mégawatts, répartie en trois unités de 3,5 MW chacune, elle constitue le premier et unique barrage construit dans la province du Kwilu depuis l'époque coloniale constituant un symbole fort de rattrapage historique.
Au-delà de la prouesse technique, l'enjeu est profondément humain. Environ 6 millions d'habitants devraient bénéficier, directement ou indirectement, de cette nouvelle source d'énergie stable. Hôpitaux, écoles, administrations, mais aussi artisans et petites industries voient s'ouvrir la perspective d'un fonctionnement régulier, d'une productivité accrue et d'une amélioration tangible des conditions de vie.
Présentée comme " une révolution énergétique ", Kakobola porte en elle les leviers d'une transformation structurelle : relance de l'économie locale, émergence d'unités de production, création d'emplois, réduction des coûts énergétiques et sécurisation de l'approvisionnement.
Par cet investissement, l'État congolais envoie un signal clair : celui d'un engagement renouvelé en faveur des infrastructures structurantes et de l'intégration énergétique des territoires. À Kikwit et au-delà, l'électricité cesse d'être une promesse ou un slogan pour devenir une réalité et, avec elle, l'espoir d'un développement longtemps différé.
Jérémie ASOKO