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En dépit des affres de la guerre qu’elles vivent dans leur chair : Suminwa aux populations de Goma : «Ne baissez pas les bras… nous n’allons rien lâcher»
La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a bouclé son itinérance dans l’Est du pays, mercredi 26 juin au soir, par une adresse à un échantillon de représentants des forces vives du Nord-Kivu réunis au gouvernorat de la province.
Dans son mot, la Cheffe du Gouvernement a demandé aux différentes couches de la population du Nord-Kivu de ne pas baisser les bras, en dépit des souffrances qu’elles vivent dans leur chair depuis 30 ans suite aux conflits armés. Elle dit être là pour voir aujourd’hui comment dans la mesure du possible réorienter les choses de manière à baisser la pression sur la population.
La Première Ministre a rappelé à son auditoire les efforts du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, résolument engagé dans un processus pour la montée en puissance de l’armée, sans négliger la piste de la diplomatie. Parce que, dit-elle, cette piste-là peut donner des effets que c’est une pression qui est mise.
Continuer à travailler
«A mon niveau, avec les membres de mon gouvernement, nous allons continuer à travailler. Il faudra trouver des solutions pour les déplacés. Nous avons entendu tout ce qui se passe dans les sites, il y a la violence à l’intérieur et le problème d’accès à l’eau, le problème des latrines, le problème d’éducation pour les enfants… Je pense que plutôt que de continuer à mettre juste du sparadrap, il va falloir faire en sorte qu’aujourd’hui les plaies cicatrisent», dixit Judith Suminwa Tuluka.
La Première Ministre a reçu des mémorandums contenant les desideratas des mouvements associatifs, des confessions religieuses et regroupements des acteurs politiques sur l’amélioration de la situation socio-sécuritaire dans cette province de l’Est de la RDC.
pourquoi commencer par l’est ?
«Mon choix de débuter par les provinces de l’Est est justifié par la situation à laquelle celles-ci font face, au-delà des enjeux liés au développement, notamment en matière de sécurité et face aux groupes armés présents dans ces régions depuis 30 ans», fait-elle remarquer.
Nous disposons du rapport sur la sécurité. J’ai jugé essentiel d’être présente. Car, ce que l’on sait est une chose, mais le fait de venir ici et d’échanger avec les personnes confrontées à ces problèmes nous permet d’envisager les solutions de manière différente», a-t-elle signifié.
Ce n’est pas tout. La Cheffe du Gouvernement a aussi tenu une longue réunion avec le Conseil provincial de sécurité, mettant en avant les problèmes spécifiques des 26 provinces du pays.
Didier KEBONGO