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DESORMAIS CANDIDAT UNIQUE AU PERCHOIR : Kamerhe promet de faire de l’Assemblée nationale ‘‘le temple de la démocratie’’
C’est hier lundi 13 mai que l’Assemblée nationale a amorcé l’enregistrement des candidatures aux différents postes du bureau définitif. Occasion pour les postulants de déposer leurs dossiers avant l’élection prévue pour ce samedi 18 mai. Vainqueur des primaires de l’Union sacrée de la Nation (USN) pour le perchoir, Vital Kamerhe a remis son dossier le même lundi. De même, des postulants à d’autres postes.
Rassuré désormais d’être le seul candidat en lice au poste du président de la Chambre basse, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) se sent conforté par le soutien de la majorité des députés nationaux. Et particulièrement du fait qu’il est bel et bien «le choix du chef de l’Etat» pour prendre les rênes de l’Assemblée nationale.
«A la tête du ‘‘Pacte pour un Congo retrouvé’’ (PCR), une jeune plateforme politique qui revendique plus de 100 députés nationaux dans l’Hémicycle, Vital Kamerhe est, sans doute, bien parti pour retrouver le perchoir qu’il a quitté il y a quinze ans», commente un de ses proches collaborateurs.
«Sa candidature bénéficie de plus en plus de soutiens, d’autant que ‘‘le leader de l’UNC est bien la personne en qui le Président Tshisekedi a placé sa confiance pour diriger l’Assemblée nationale’’», constatent nombre d’analystes politiques.
Symbole du resserrement des liens ENTRE l’UDPS et l’UNC
«Vital Kamerhe, attestent-ils, devient le symbole du resserrement des liens entre l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et l’Union pour la nation congolaise (UNC). Ces deux partis, depuis novembre 2018, ont levé l’option de faire route ensemble pour le rayonnement de la RDC, par l’application d’une politique qui met au centre le peuple».
Symbolisé par Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, les deux figures d’affiche de ces formations politiques, le mariage UDPS-UNC a subi des secousses, mais il a réussi à traverser de fortes zones de turbulence lors des cinq dernières années. Pourtant, cette union n’a chaviré, malgré les sirènes de divorce qui, sans cesse, ont tenté de déstabiliser cette relation dont la seule détermination a toujours été de voler au secours du peuple congolais.
«Ce sera un véritable temple de la démocratie»
Cette bataille, Vital Kamerhe entend la perpétuer dans ses futures responsabilités de président de la Chambre, comme il l’a clairement souligné face à la presse. «Je remercie, dit-il, le Président de la République, qui est la Haute autorité de l’Union sacrée. Le peuple congolais sera correctement représenté dans cette salle».
«Sa voix, ses désidératas, ses cris de détresse seront relayés par les honorables députés. Ce sera un véritable temple de la démocratie», a déclaré Vital Kamerhe devant la presse, non sans annoncer les couleurs quant à ses priorités : la pacification de l’Est du pays… et l’éradication de la pauvreté qui gangrène la majorité des Congolais».
La bataille électorale
Dans le ticket de l’USN, Vital Kamerhe ne fait pas cavalier seul. Il peut compter sur le Dr. Jean-Claude Tshilumbayi, également candidat unique au poste de 1er vice-président du bureau définitif de la chambre basse. Doté d’un sens élevé d’analyse de situation et de solution aux problèmes, ce professeur des universités voit en Vital Kamerhe, «un réel atout, si non un partenaire pour accomplir la mission qui va permettre au Président Tshisekedi d’offrir aux Congolais plus d’emploi et plus de sécurité, et un social amélioré».
Le tandem Kamerhe-Tshilumbayi sera, sans doute, la symbolique de la parfaite harmonie entre l’UNC et l’UDPS. Un duo qui servira de défi à ceux qui ont accusé faussement l’ancien vice-Premier ministre en charge de l’Economie de rouler pour son propre compte.
Les postes brigués par Kamerhe et Tshilumbayi sont les seuls à traduire le respect du ticket connu de l’Union sacrée de la nation. Pour d’autres sièges dans le bureau définitif de l’Assemblée nationale, certains députés USN ont choisi d’aller à l’encontre de la ligne tracée par le présidium.
La gué-guerre Dypro-Ensemble
Ministre sortant de la Coopération régionale, Antipas Mbusa Nyamwisi a, pour sa part, déposé sa candidature le même lundi au poste de deuxième vice-président. Il défie à cet effet Christophe Mboso qui postule comme candidat USN à cette fonction.
A la questure, contre toute attente, le député national Dhédhé Mupasa a déposé sa candidature pour le fauteuil que convoite son collègue Serge Bahati, aligné par l’Union sacrée de la Nation.
Au poste de questeur adjoint, Roger Ron Bimwala s’attend à désarçonner Caroline Bemba Bamanisa, sœur biologique de Jean-Pierre Bemba, et vice-Premier ministre en charge de la Défense, listée aussi dans le ticket USN.
Dans les rangs de l’opposition, un bras de fer s’annonce déjà entre Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et la Dynamique progressiste (DYPRO) de Constant Mutamba. Candidat malheureux à la magistrature suprême, il postule au poste de rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale. Juste au moment où le camp Katumbi revendique ce poste exclusivement réservé à l’Opposition.
Les Katumbistes ont brandi à cet effet la candidature de la princesse Dominique Munongo, députée élue dans l’ex-Katanga. Ils mettent ainsi en garde Constant Mutamba auquel ils reprochent de considérer la politique comme une «blague».
Juchés sur leurs starting-blocks
Désormais sur leurs starting-blocks, les candidats déclarés aux différents postes du bureau définitif n’attendent plus que le ‘‘go’’ de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour se lancer dans la course, après la campagne qui s’annonce bientôt. Aux urnes de révéler le secret du scrutin pour ceux qui se disputent encore le fauteuil.
Seuls candidats en lice pour la présidence et la première vice-présidence, Vital Kamerhe et Tshilumbayi peuvent tranquillement boire leurs tasses de lait en attendant d’être confirmés à leurs nouveaux postes.
Yves KALIKAT